
Il est vrai qu’au lendemain des ‘’élections à huis clos’’ organisées par le président Denis Sassou-Nguesso, où les populations avaient été privées de télécommunications, pour des raisons aussi évidentes qu’arbitraires, tous les observateurs s’attendaient à ce que ‘’ça pète’’ quelque part, pour libérer les frustrations accumulées et vider les tensions d’un vote vécu comme une terrible oppression politique.
Pour le Congo qui a connu d’horribles années de guerre où les milices régnaient en maitres absolu sur un pays en lambeaux, l’incendie d’édifices publics, les coups de canon, les déplacements forcés de populations réveillent instantanément de douloureux souvenirs. Ceux justement que leurs mémoires violées avaient à leur tour incinéré dans les entrailles du passé.
Le pouvoir a accusé, illico presto, les anciens miliciens de Ninja Nsiloulou", d’être à l’origine de ces attaques et a promis de diligenter des enquêtes pour retrouver rapidement les auteurs présumés de cette flambée d’insécurité. Mais, en ligne de mire, les autorités congolaises, voient ‘’naturellement’’ le Pasteur Ntumi, de son vrai nom, Frédéric Bintsamou !
C’est le réveil des années de braise, cette horrible décennie 90 qui a vu les Congolais se diviser, se déchirer et s’entretuer terriblement. Une véritable guerre civile qui a duré de juin 1997 à décembre 1999 et…même jusqu’en 2002 ! Des soubresauts faits de conflits internes et de conflits ethno-politiques ont anesthésié les capacités du peuple. La période d’accalmie qui a suivi sous le magister de Sassou-Guesso est, elle-même, secouée par des élections controversées dont celles du mois dernier.
Le président Sassou réélu avec 60,39 % des voix, n’a donc pas convaincu une opposition active et convaincue elle, d’avoir été volée dans les urnes. Conséquemment, elle organise la résistance populaire avec la tactique de ‘’ville morte’’, mais la partie n’est pas encore gagnée. Et ce qui s’est passé hier semble apporter de l’eau au moulin du pouvoir. Mais rien ne prouve pour le moment une quelconque implication de ses adversaires politiques.
Alors, qui est donc derrière ces « exactions », ces « voies de fait » ?
« Des assaillants», répondent les autorités. Mais, lesquels ?
Maria de BABIA pour GCI
2016 GuineeConakry.info




















