CONGO : 18 des 21 victimes des violences du Pool ont reçu l’hommage de la République

Le temps était chargé d'émotions en mardi 11 octobre 2016 à Brazzaville, capitale de la République du Congo. En ce sens que la Nation congolaise, en présence du président de la République, a rendu hommage aux 18 victimes des violences qui sévissent dans le département du Pool, au Sud de la République du Congo.

Mardi 11 octobre aura été un jour de deuil et de recueillement sur l’ensemble du territoire du Congo. Drapeau en berne, les médias locaux et les débits de boissons ne pouvaient jouer que la musique religieuse. C’est la traduction en acte du deuil national d’un jour décrété en République du Congo.

Dès le matin de ce jour de deuil, l’esplanade du palais des congrès de Brazzaville affichait des tenues sombres et un décor de douleur. 18 corps sans vie exposés sur trois semi-remorques recevaient l’hommage de la République. Ils ont trouvé la mort certains le 23 septembre dernier à Mangola, dans le district de Mindouli. D’autres sont tombés sous les balles de la barbarie des Ninjas du Pasteur Ntumi les 28 et 29 septembre à Voula et Taba, sur la Nationale n°1 dans le district de Kinkala. D’autres encore, ont été arrachés à l’affection des leurs le 30 septembre dernier au point kilométrique (PK) 353+500 de la voie ferrée, entre les gares de Loulombo et Kinkembo.

Ils sont au total 21 congolais, dont trois non identifiés encore, à avoir trouvé la mort du fait des actes terroristes que posent les éléments armés du pasteur Ntumi dans le département. Les 18 corps identifiés, dont 11 agents de la force publique en mission de service dans ce département ont reçu l’hommage de la Nation congolaise.

Tristesse, douleur, consternation, bref l’affliction pouvait se lire sur les visages des autorités nationales, parents, amis et connaissances présents en ces lieux. C’est sous ce temps d’angoisse, sous fond des pleurs de ceux qui ne pouvaient pas contenir leurs larmes que Clément Mouamba, 1er ministre congolais a présenté l’éloge funèbre. « Le Congo est en deuil, parce que des compatriotes sont tombés sous les balles de l’intolérance politique, victimes d’une lecture arrogante et erronée de la vie démocratique de notre pays… » Pouvait renchérir le 1er Ministre.

L’évidence qui saute à l’œil, et Clément Mouamba l’a relevé en ces termes : « voilà…la preuve de la pratique du vrai projet de société des terroristes dans la Pool : 18 cercueils où sont couchés pour l’éternité des compatriotes innocents. Les 3 autres corps de la triste épopée terroriste ne sont pas encore identifiés. »

La République a rendu hommages à ces martyrs et victimes de la barbarie d’un homme par le dépôt de gerbes de fleurs et recueillements, principalement par le président de la République et Madame, les présidents des institutions constitutionnelles et bien d’autres autorités civiles et religieuses.

L’énumération  des victimes

Les actes terroristes perpétrés dans le Pool ont arraché à la vie, entre autres un enfant d’un an, Gardel Louvilouka, un de 4 ans Grace à Dieu Pombo et un autre de 10 ans, leur mère Privat Boulounguidi Salou, cultivatrice, sans oublier Bahakoula Saira Goldevine âgée de 11 ans. Tous ont entrepris, à fleur de l’âge, un voyage sans retour à cause de la cruauté et de la soif de sang de ceux que le 1er ministre congolais d’ « ennemis de la paix et la stabilité du Congo et leurs complices. »

Par ailleurs un train attaqué le 30 septembre dernier à 12h30 minutes, entre Loulombo et Kikembo, peut retenir dans les propos du chef du gouvernement congolais, peut devenir « source de mort pour 19 personnes dont Monsieur Auguste Miamingui, conducteur de son état, qui ne faisait que son travail. »

Déroulant son mot, le 1er ministre Clément Mouamba a fait observer que « les ennemis de la paix et de la stabilité du Congo et leurs complices daignent soutenir devant l’opinion nationale et internationale l’attaque armée contre une ambulance, transportant vers Brazzaville un blessé grave d’une précédente violence armée contre un bus de transport en commun. » En effet, l’ambulance partie de Kinkala, attaqué à son retour à Voula, un village de l’axe Brazzaville-Kinkala, le 28 septembre, a donné la mort à l’ambulancier Bakila Massakiri, de même que l’agent de la force publique qui assurait sa sécurité a été tué.

A ce nombre s’ajoute 11 agents de la force publique (militaires-policiers-gendarmes), appelés sous les drapeaux à défendre la patrie et assurer la sécurité du peuple, tous sont par la volonté des hommes, la volonté « des terroristes » pour emprunter les propos du 1er ministre congolais. L’adjudant Stevie Nkaya, l’adjudant Cyprien Nkouka, le brigadier Bitsindou Gael, le sergent-chef Darius Molombe, le sergent-chef Brice Ibombo Oyaba, le sergent Rodrigue Kiabiya, le sergent Etienne Mombo, le maréchal de logis Ken Mbila, le maréchal de logis Gildas Dikele Dickocko, le Maréchal de logis Cerry Rdrin Marley Ingondzo Mahouns, le caporal-chef Brice Lankoura, 11 agents de la force publique, martyrs de la démocratie et de la liberté. Enfin Mme Gertrude Matomené, une jardinière qui a été, également fauchée par la mort. 

Face à la violence d’une telle dimension le chef du gouvernement congolais a rassuré que la République du Congo est plus que déterminée à combattre de telles velléités : « Ntumi devra bientôt rendre compte au peuple congolais des souffrances qu’il lui fait endurer, y compris le septembre noir du département du Pool.

MIATOLOKA Boryce Agapyth pour GCI

Correspondant pariculier de GCI au Congo Brazzaville

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