
Il faut rappeler que cette école a été construite par le HCR, aux moments chauds de la guerre en Sierra Leone. Et, comme le stipule la convention signée au départ, entre l'institution onusienne et la Guinée, l'établissement devrait revenir automatiquement à l'Etat, dès après l'usage des réfugiés.
Quelle ne fut pas la surprise des autorités guinéennes, quand elles ont constaté la remise desdites infrastructures à une congrégation chrétienne du nom d'Emmaüs, par le HCR. En fait, Emmaüs a signé un contrat de dix ans avec le HCR qui a pris fin en 2008. Ce que les autorités éducatives guinéennes ne vont jamais accepter. Elles vont engager les démarches nécessaires pour récupérer, en vain, l'infrastructure.
Bref, après les récentes négociations, Emmaüs a enfin accepté de céder l'établissement scolaire au département de l'enseignement pré universitaire qui, à son tour, l'a affecté à la DCE de Ratoma confrontée, on le sait, à un manque cruel d'infrastructures.
Les cours devaient logiquement dans ce collège désormais public, à partir de ce lundi 2 novembre 2009.
La Direction d'Emmaüs a demandé que le montant de quatre cents millions qu'elle aurait utilisés, il y a deux ans pour la rénovation des bâtiments lui soient restitués. Ce que l'Etat guinéen a accepté.
Salématou Diallo pour guineeConakry.info




















