
D’entrée de jeu, le coordinateur national de la riposte contre le virus Ebola, Dr Sakoba Keita a indiqué que la situation actuelle d’Ebola en Guinée reste encourageante dans la mesure où depuis le 23 octobre 2015, aucun cas n’a été confirmé dans le pays.
Selon lui, malgré ce résultat remarquable, sa structure et ses partenaires continuent de renforcer leurs stratégies de ratissage et de micro-cerlclage sanitaires pour définitivement évincer ce virus maudit de la Guinée comme en Sierra-Leone ! Le Liberia étant retourné à la case départ avec les 3 derniers cas suspects.
‘’Pour préserver cette victoire contre Ebola en Guinée, nous invitons les autorités préfectorales et communales à être vigilantes, tout en restant fermes sur les principes contre cette maladie contagieuse. Il ne faut pas oublier qu’il y a eu 150 décès au niveau du personnel soignant !’’, a-t-il déclaré.
Pour Dr Bailo Diallo de l’OMS, il y a eu zéro cas confirmé d’Ebola en Guinée, le 16 novembre 2015, où un dernier patient admis à l’hôpital de Nongo, a été guéri. ‘’ Nous devons compter 42 jours pour qu’on ne parle plus d’Ebola en Guinée’’, a-t-il précisé.
Quant au Pr Rober Traoré de l’Université guinéenne, l’organisation de l’atelier scientifique international sur les vaccins prévue du 27 au 29 novembre 2015 en Guinée, va regrouper plus de 100 experts qui viendront des domaines scientifiques, réglementaires et industriels tant sur le plan national qu’international, ainsi que les ONG et la société civile.'' Des autorités politiques au plus haut niveau (national et international), seront présentes à la fin des travaux pour recevoir les conclusions de la réunion des experts’’.
Il a aussi énuméré les objectifs spécifiques de la dite conférence qui sont entre autres : faire le point sur les avancées scientifiques concernant les vaccins contre les différentes souches de virus Ebola , Marbourg , Lassa , de la vallée du Rift ou de la grippe aviaire ; tirer les leçons sur les expériences acquises pendant les essais cliniques vaccinaux de la présente épidémie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest ; identifier les exigences technologiques et réglementaires relatives aux processus de production et de distribution accélérées des vaccins ; faire le point sur les capacités cliniques, technologiques et industrielles du continent africain dans la production et la distribution des vaccins ; et encourager la recherche en Afrique de nouveaux vaccins, médicaments et moyens de diagnostics.
Enfin, Justin Morel Junior, ancien ministre et consultant depuis mars 2015 de l’Unicef, a développé le rôle de son organisation en tant que leader de la communication, dans l’accompagnement objectif constant de la volonté des autorités guinéennes, de débarrasser les populations de cette épidémie, par la mise en œuvre effective et efficiente d’activités à base communautaire, consolidées de messages ciblés sur les changements de comportements.
La conférence de presse s’est achevée par une batterie de questions sur les différents thèmes qui seront développés dans le cadre du post-Ebola, la qualité des participants, l’implication des autorités guinéennes et les possibles recommandations attendues de cet atelier scientifique.
Léon KOLIE pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















