
Déclaration du Président du CNC, M. Jean Raymond Soumah
31 octobre 2010
Chers confrères,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de m'adresser à vous à la veille de ce que nous croyons fermement être la dernière ligne droite vers le scrutin du 07 novembre 2010.
Je voudrais attirer, encore une fois, votre attention sur l'émoi et les troubles suscités par certains commentaires nés de la rumeur et distillés à travers certains médias, soit par des journalistes eux-mêmes, soit par le public ou certains politiciens qui, dans les émissions radiophoniques interactives notamment, interviennent pour donner un point de vue parfois biaisé.
A chacun, je voudrais réitérer l'appel que je lançais la semaine dernière pour plus de responsabilité et de retenue.
Au demeurant, si la rumeur s'installe, c'est bien parce que la bonne information n'a pas été donnée à temps, et là où il faut. C'est pourquoi, le Conseil National de la Communication, autorité indépendante de régulation de la communication, voudrait susciter la sérénité et la cohésion au niveau des différents services publics chapeautés par le gouvernement afin qu'ensemble, nous puissions créer les conditions d'accès et de diffusion de la bonne information.
Un autre aspect, et pas des moindres, reste celui de la capacité de coercition de l'Etat vis-à-vis de ces radios. Certes, le but de la démarche n'est point de museler les médias mais, de les amener à plus de responsabilité.
Nous tenons à cette occasion à préciser que la hâtive rédaction des textes de libéralisation des ondes en Guinée à l'époque, a rendu sa gestion tripartite. A savoir:
- Le gouvernement autorise à travers le Ministère en charge de l'information, après avis du Conseil National de la Communication,
- Les fréquences sont attribuées et gérées par le Ministère des Postes et Télécommunication, et
- La gestion des programmes par le C.N.C.
Cela signifie encore une fois, que c'est ensemble que cette régulation doit se faire. Nos directives et autres recommandations en dépendent en termes d'exécution. Et en cette période particulièrement sensible, nous travaillerons de concert avec la CENI pour ce qui est des dispositions liées à la diffusion des résultats.
Ainsi, le C.N.C. attire l'attention des différents médias quant à l'option d'usage de cette coercition qui irait de la suspension à la fermeture des radios avec l'accord des deux départements plus hauts cités. Car, les médias sont tous imprégnés des textes qui régissent leur fonctionnement dans l'espace public.
Cela dit, pour consolider le formidable rôle des médias en démocratie, l'Etat doit accroitre la capacité financière et logistique de l'organe de régulation pour anticiper sur des cas de débordements en professionnalisant les journalistes par la formation et en les tenant en éveil par la sensibilisation.
Toutes choses égales par ailleurs, le Conseil National de la Communication continuera de veiller sur les radios avec l'espoir que nous en aurons enfin, les moyens de monitoring, pour que le pluralisme médiatique soit un facteur de consolidation de la démocratie et de l'unité nationale.
Je vous remercie.
Jean Raymond Soumah
Président du Conseil National de la Communication




















