SIMONE GBAGBO : Dix ans et caetera…

Simone Gbagbo. Passé le temps du sourire éclatant et du salut militant aux sympathisants, à présent est arrivé le temps de la concentration et de la sérénité devant le parquet d’Abidjan qui requiert 10 ans de prison contre elle. Simone Gbagbo l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, malgré le manque de preuves convaincantes, est toujours accusée pour «atteinte à la sureté de l'Etat et participation à un mouvement insurrectionnel ». De graves charges qui peinent toujours à être le seul lot des Gbagbo, même si dans son intime conviction, l’avocat général pense que l’accusée aurait participé activement à la formation « des bandes armées », autrement dit milices rebelles, ces « escadrons de la mort » qui, durant la crise post-électorale en 2010, terrorisaient les cités ivoiriennes.

C’est ce mercredi que les avocats qui rejettent d’un revers de la main toutes ces accusations, s’appliqueront à plaider la cause de leur ‘’cliente’’ avec toute la verve qui les caractérisent.

Comment désarçonner la Dame de fer ?

Pour les 82 accusés qui comparaissent avec la ‘’Dame de fer’’, pour le même chef, il va falloir aux avocats, déployer toute leur science, pour démonter une à une les charges qui pèsent contre ceux qui sont inculpés. Pour exiger 10 ans de prison ferme, il aura fallu quatre longues heures de réquisitoire. Alors, combien de temps prendront les plaidoiries, pour tenter de désarçonner la partie adverse ?

Rappelons cependant que Simone Gbagbo n’est pas la seule contre laquelle des peines ont été requises. Il y a par exemple, le fils de l’ex-président, Michel Gbagbo, pourrait écoper de la moitié de la peine de l’épouse de son père, soit 5 ans d’emprisonnement, tandis que Pascal Affi N’Guessan, le chef du Front populaire ivoirien (FPI), et Kuyo Téa et Bro Grébé, ‘’méritent’’ deux ans de prison selon le parquet.

Des peines simplement à la tête du client

Sur la même lancée, 5 mois de prison sont requis contre les journalistes accusés Anderson Kouassi, Hermann Aboua, Zibrabi, Bohui Armand.’’Des peines fantaisistes, simplement à la tête du client’’ affirme dans une colère retenue, ce pro Gbagbo rencontré in situ.

Quoiqu’il en soit, plusieurs observateurs pensent que ces peines sont plutôt ’’légères’’ et semblent indiquer une certaine volonté de la justice ivoirienne à jouer en mode ‘’apaisement’’, à défaut de rompre avec la ‘’justice des vainqueurs’’ sur laquelle plane encore la mémoire accusatrice des 3000 victimes de la terrible crise fratricide en ces années de braise 2010-2011.

A suivre donc.

Maria de BABIA pour GCI

GuineeConakry.info

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