
Voila le changement! Car personne ne me dira que ça changé seulement, de quel changement on parle? Positif ou négatif? ». De nos jours, le kilo de riz est vendu à 5 000 Gnf et celui du pays appelé ‘’barè-barè’’ est entre 8 000 et 9 000 Gnf, selon la qualité désirée. Pour avoir 1,5 litre d’huile, il faut payer entre 19.000 et 22.000 Gnf. Quant aux poissons, ils sont actuellement plus chers qu’un demi-kilo de viande, soit au moins 15.000 gnf. Face à cette situation, certains citoyens ont exprimé leurs sentiments.
Saran Kaba, ménagère: « Tu ne trouveras rien au marché qui soit vraiment accessible. tout est cher. Heureusement qu'il y a les mangues!».
Fatoumata Yari Diallo, commerçante a Madina : « C’est trop cher maintenant le marché guinéen. Les Guinéens ont commis une grave erreur de n’avoir pas choisi d’autres leaders politiques (Sidya, Cellou, AB Sylla) au second tour. Les Guinéens ont choisi un qui ne connait pas les réalités du pays. Vous avez opté pour le changement ? Voila le changement. Car personne ne me dira que ça changé seulement, de quel changement on parle ? Positif ou négatif ? »
Alsény Bangoura, économiste: « Alpha Condé et son groupe préfèrent voir les Guinéens végéter dans la misère à la Zola, que de faire ce qu’il faut pour que les choses se débloquent. On l’a entendu ce matin sur RFI, se moquer du peuple en disant fièrement qu’il est au dessus de la mêlée, et qu’il est le président de tous les Guinéens. Mais pas de la majorité des Guinéens. Seulement de son petit groupe qu’il contrôle ».
Moussa Touré, ancien combattant : « Si la saison des mangues passe. Le professeur distribuera le riz de la coopération à 20.000 Gnf. Sinon il y a aussi général Condé "Sèné samö qui nous livrera le riz de son ancienne unité. Riz qui d'ailleurs se vendait en Guinée-Bissau sous les yeux de tous les Guinéens affamés de Conakry. Eh Wotan!!! Où est le ministre de l'agriculture avec sa réforme? »
Fodé Camara, enseignant : « Le Guinéen n'a jamais aimé le travail d’un président. On veut tout reposer sur le gouvernement. Dans les Universités, marchés en passant par la CENI. Avec la fertilité de nos sols et nos nombreux cours d’eau, on ne doit pas parler de faim. Comment voulez-vous l’autosuffisance alimentaire. On passe tout le temps à faire la politique. Politiciens "ville morte", "meetings", "marche" ».
Propos recueillis pour GuineeConakry.info par Ousmane Boni Sylla




















