
Rusal accuse le gouvernement guinéen de vouloir lui retirer son chemin de fer pour l’octroyer à Bolloré, qui voudrait l’utiliser pour l’acheminement des marchandises du port autonome de Conakry pour Dubréka et Coyah. Le ministère en charge des mines et de la géologie indique qu’il ne nie pas le fait que Rusal soit propriétaire des actifs de Friguia (chemins de fer, usine, cité), mais qu’il se trouve dans un projet de mutualisation des infrastructures issues des exploitations minières. C’est un projet qui prévoit trois (3) corridors :
- Le corridor Nord-Ouest, basé sur les infrastructures construites par l’OFAB (actuel ANAIM).
- Le corridor central, dans lequel se trouvent les infrastructures de Friguia.
- Et le corridor Sud-est qui sera basé sur le transguinéen, sur le site de Sanguélén dans Forécariah (projet Rio Tinto)
Le ministère indique par ailleurs avoir rencontré Rusal pour aborder la possibilité de mutualiser ses infrastructures ferroviaires pour permettre au groupe Bolloré de les utiliser ainsi que du cout de l’utilisation, qui sera payé par Bolloré.
Il faut signaler en outre qu’il y a un litige entre la société Rusal et la Guinée devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce de Paris, par rapport à la paternité de l’usine de Friguia.
Cette cour, dans sa première sentence a reconnu la validité du contrat cédant les actifs de Friguia à Rusal. Mais la partie guinéenne, considérant qu’elle a été spoliée, à travers ce décret, a fait appel de cette décision. Donc, à elle d’apporter plus d’éléments de preuves.
Si les pourparlers aboutissent à un accord, cela pourrait permettre à Bolloré de mettre en service son train passager Blue solution, stationné à ‘’Petit Bateau’’ pour désengorger le Conakry Express, qui a du mal à satisfaire la demande tant les usagers du train deviennent de plus en plus nombreux.
Affaire à suivre.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















