CHARTE DE LA SOCIETE CIVILE: La une nouvelle dynamique qui sera enclenchée

Dans le cadre de la mise en place d'une dynamique et d'une synergie entre les différentes plateformes de la société guinéenne, l'ensemble des OSC, ont convenu il y a quelques semaines, de la nécessité d'élaboration d'une charte commune, avec l'appui et la facilitation de la fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFEES).

Nous avons interrogé Gilbert Oloko, le représentant résident de IFEES sur l'évolution de cette initiative dans le contexte actuel de clivage et de au sein de la société civile guinéenne. Il est revenu sur l'évolution de l'initiative : « Lors de notre première rencontre, nous avons convenu d’une charte, qui devrait un peu présider à l'action de synergie des différentes plateformes de la société civile. De cette réunion, vous avez vu que nous avions un ensemble d'exemple de bonne pratique dans le monde, principalement en Afrique y compris la Guinée. Donc, nous avons convenu de mettre en profil ces bonnes pratiques et d'avoir une mouture qui serait spécifique à la Guinée. Nous avons ces premières moutures et nous sommes en train de les distribuer entre les partis prenantes, pour une prochaine réunion qui va nous permettre d'aller un peu plus dans les détails, pour son adoption », a précisé le représentant d'IFEES.

Selon M. Oloko, « il y a de bonnes pratiques dans la société civile internationale, il y en a qui appelle ça charte, il y en a qui appelle ça code de bonne conduite, et d'autres, code des organisations de la société civile ».  Dans ce cadre il s'agit, selon lui,  de la charte des plateformes de la société civile en Guinée, en vue de leur synergie, dont un premier document a été élaboré. Il s’agit desormais de le ficeler d'avantage et de l'adopter.

Le facilitateur explique que ladite charte ne sera pas nécessairement un bâton magique : « C'est un processus évolutif, vous savez, quelque part ce qui est important, c'est de pouvoir s'accorder sur l'essentiel. Je demeure confiant et je sais, compte-tenu des échanges que j'ai eus avec les uns et les autres, je suis confiant que les responsables de la société civile guinéenne vont surpasser un peu ce qui les divise; parce que ce qui les rassemble est plus important que ce qui les divise. Je crois que c'est tout à fait normal que l'on est des relents de ce qui s'est passé, mais quand on a le cap sur l'avenir on demeure confiant !'' a-t-il justifié.

Sur le rôle de son organisation dans ce processus, il a tenu à préciser qu'en réalité ce n'est pas IFEES, qui est à l'origine de ce projet de charte, il n'en est qu'un facilitateur :''nous, nous ne faisons que faciliter, ce n'est pas notre charte, c'est la charte des organisations de la société civile guinéenne. Cette charte que nous les incitons à adopter pour leur propre intérêt. Evidemment nous sommes de la société civile internationale, cela nous intéresse, mais nous savons quand même que pour les bonnes pratiques, il faut toujours une instance qui anime un peu la vie de ce genre d'opération'' a-t-il laissé entendre.

Il poursuit en précisant que ce n'est pas une nouvelle organisation, c'est une table de concertation qui aura, tel que cela est proposé, une présidence tournante, au bout d'un certain nombre de mois. Une présidence qui sera assurée par chacun des responsables de ces plateformes, parce que ce n'est pas en créant des nouvelles structures qu'on change la situation. « Ce qui est important, ce n'est pas la structure, c'est l'état d'esprit. Donc nous sommes là pour inciter nos camarades et nos partenaires guinéens, pour avoir un nouvel esprit, à s'élever au-dessus de la mêlée pour participer de manière constructive au développement de leur pays », a souhaité le facilitateur.

Selon M. Gilbert Oloko, Il y a dans le paysage politique et social en Guinée, cette idée que les organisations de la société civile ne peuvent pas travailler ensemble, ce n'est pas vrai, pense-t-il. '' Je suis allé rencontrer toutes ces plateformes, j'ai été surpris de voir la réalité. Ce n'était pas ce que l'on dit, parce qu'il y a une volonté de tous ces acteurs à reconnaître qu'il y a un déficit de crédibilité de la société civile, et reconnaissent tous qu'ils ont le même problème, ne serait-ce que sur ce problème-là, ils sont tous d'accord et ils reconnaissent aussi que s'ils viennent à bout de ce problème là, ça va les aider tous à avoir d'avantage du crédi », a réagi le représentant.

Pour finir, il a tenu à remercier les leaders des OSC, d'avoir accepté ces démarches : « Je les exorte vraiment à garder leur parole et à s'assurer que cela se fasse vite et bien parce que déjà il y a même dans le paysage politique et social une nouvelle dynamique ça serait bien que de manière  constructive ces leaders aillent dans ce sens-là, donc je suis confiant. Je sais qu'ils  sont des responsables et qu'ils vont bien mener ce travail de rénovation de la société civile », pense-t-il.

Sur la prochaine étape du processus de formalisation de cette charte il précise : « C'est justement d'adopter la charte et aussi de se doter des instances de décisions qu'il faut pour articuler le fonctionnement de cet ensemble, de manière informelle, parce qu'une fois de plus nous ne voulons pas qu'on parle d'une nouvelle organisation ; il y a beaucoup trop d'organisations, il ne s'agit pas d'organisation, il s'agit d'une nouvelle dynamique, ça c'est très important à souligner, donc la prochaine étape, ça sera de mettre ce cadre informel sur pied et puis s'accorder sur l'essentiel'' a-t-il résumé.

Mamadou Aliou DIALLO pour GCI

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