


GCI: Où en êtes vous avec les résolutions de la concentration nationale qui s'était tenue du 17 au 20 Mars 2006 au palais du peuple?
Charles Pascal TOLNO: Nous sommes entrain de mettre en œuvre la concentration qui s'est tenue et des analyses ont eut lieu, des résolutions ont été prises et ont été largement diffusées et nous avions tenu au siège du PPG une conférence de presse, pour plus d'information à tous les niveaux et nous avons demandé à la presse d'aider à diffuser les messages, et nous sommes toujours à ce niveau, à l'heure actuelle, nous cherchons à informer tout le peuple de l'intérêt de notre démarche, du caractère incontournable de la démarche, parce qu'elle vise à règler les problèmes de
la nation guinéenne, un pays à qui Dieu a tout donné et qui n'a aucune raison d'être pauvre. Il n'est
pauvre que parce que nous n'arrivons pas à trouver la solution au problème selon notre désir de faire cela. C'est que nous voulons associer tout le monde à l'activité, nous voulons que si cela réussit demain, que chacun puisse trouver à l'intérieur de ce succès, une partie de ses efforts. Ce travail est important. Nous sommes entrain de le faire pour les partis politiques nous sommes très avancés là-dessus, nous aussi au niveau de la société civile et même au niveau des quantités qui n'avaient pas été à la concentration, mais qui ont besoin d'être informées.
Aujourd'hui même il y a un ambassadeur, qui vient de quitter et il était venu pour avoir le document et je le lui ai donné. Nous le multiplions en grand nombre et on les met à la disposition de tous ceux qui veulent le lire correctement, et comprendre de quoi il s'agit. Voilà où nous en sommes. Après cette première demande, vous serez informés de ce que nous auront décidé de faire de façon concrète. Vous devez savoir de toute façon que c'est le début d'une longue marche qui ne s'arrêtera que lorsque nous aurons obtenu pour la Guinée une meilleure situation, un changement positif.
Que pensez-vous de la réaction du Conseil Economique et Social, qui trouve que vous êtes dans l'illégalité?
Tous les gens qui ne sont pas avec nous s'agitent pour ne rien, et nous avons constaté qu'à chaque fois que nous touchons le régime, des gens qui ne sont pas concernés directement commencent à faire des commentaires, qu'on ne peut pas accepter, par ce que ce sont des commentaires liés à leurs postes, parfois peut-être ils font ça sous pression. Et le PUP et le conseil économique et social, ils ont des analyses, de ce que nous voulons faire. Tous les partis politiques du monde, lorsqu'ils sont au pouvoir, ou dans le système qui pilote le pays, lorsqu'ils ne sont pas dans le pouvoir, ils ont le droit de dire ce qu'ils pensent pour que le pays avance, ça c'est le métier de tous les partis de l'opposition. Nous chez nous ici il suffit de dire les choses les plus régulières du monde, les plus normales du monde, pour qu'on trouve que c'est illégal. Ils ont de gros mots à manipuler:
illégale, illégitime, conflictuelle... Y a rien de tout ça nous, nous sommes des gens qui essayent de
voir la situation de la Guinée de façon responsable. Nous voulons que la Guinée change en faveur de tout le monde. Naturellement, il y a des gens qui ont pris la Guinée en otage et qui veulent la manipuler dans leurs intérêts propres, vous devrez comprendre qu'ils ne seront jamais d'accord. Donc je trouve normal qu'ils parlent ainsi. Nous avons entendu le message du Président Michel Kamano au Palais du Peuple, maintenant, si après ce message, il dit ce que nous avons entendu dans le communiqué, nous sommes en droit de croire qu'il est sous pression, à cause de sa position de président de conseil économique et social.
De toutes les façons, son coeur a parlé et c'est ce qui est essentiel.
L'U P G et le P U P ne se sont pas joints à votre démarche. Avez vous été surpris par cette position?
Nous avons ouvert la participation à la concertation à tous les partis politiques de la Guinée, toute
tendance confondue, c'est pour quoi si vous regardez la liste des quinze partis qui ont été à la
concertation, y a beaucoup de partis de la mouvance, c'est toutes les tendances confondues que vous avez retrouvé là-bas, si certains ne viennent pas, nous n'avons pas d'oeil particulier pour regarder leur attitude, ils sont libres.
Pensez-vous que le pouvoir va céder à votre pression, pour la mise en place d'un gouvernement
d'union nationale?
Nous ne faisons pression sur personne. Nous disons simplement ce que nous voulons faire pour que le pays aille mieux. Maintenant, le gouvernement prendra ça comme il veut, mais nous n'exerçons la pression particulière sur personne. Si aujourd'hui, le gouvernement nous suppporte pour comprendre que ce que nous avons dit c'est la vérité, tant mieux. Alors, nous pourrons travailler ensemble, nous aurons une réaction. Mais si le gouvernement pense que tout ce qu'on dit n'est pas conforme à ce qu'il pense, il est libre de gérer ses positions. Nous, nous ne provoquons
personne, nous n'exerçons de pression particulière sur personne. Nous disons ce que voulons voir se faire, celui qui se sent responsable dans le blocage de cette démarche, c'est à lui de savoir, s'il doit changer de position ou s'il doit continuer à faire ce qu'il veut, l'histoire décidera du reste.
Propos exclusifs pour GuineeConakry.info, recueillis
par Salematou Diallo




















