
Et, pour cela, ils boycottent les cours depuis près d'une semaine. L'incident est parti d'un fait banal entre les étudiants et quelques professeurs au moment des évaluations. Mais avant, les étudiants avaient dressé une plateforme revendicative adressée aux autorités de l'université qui attendent de trouver des solutions idoines, pour une sortie honorable de crise.
En particulier, les étudiants réclameraient la construction de nouvelles salles de classes pour le désengorgement de celles existantes. A défaut, ils demandent que les laboratoires, qui n'existent que de nom, en raison du manque criard d'équipements et de réactifs, soient transformés en salle de classe.
Les étudiants de la faculté de génie civil, chimie et de médecine-pharmacie semblent les plus chauds. Le retard qu'accusent les autorisés du centre universitaire ne fait qu'envenimer la situation. La position des étudiants ne faisant que durcir à mesure que le temps passe. Au point que la direction s'est trouvée dans l'obligation d'arrêter certains étudiants qui ont été libérés hier seulement.
Le centre universitaire menace de les traduire en justice. Il est alors temps que le ministère de l'enseignement supérieur y réfléchisse, car avec la magie du téléphone, les relations entre les étudiants à travers le pays, est très facile. Et dire que le risque de contagion est encore possible entre les différents centres. Il y a donc lieu d'agir vite.
Momo Soumah pour GuineeConakry.info




















