
Quinze jours, ce n’est certainement pas suffisant pour que toutes les divergences entre le pouvoir et l’opposition autour de la CENI, puissent trouver leurs solutions. Mais incontestablement, c’est là un bon début. Il faut alors s’efforcer de capitaliser ce délai. Et à ce niveau, c’est à la Commission de facilitation du dialogue politique qu’incombe cette mission destinée à faire d’une petite fenêtre, un grand portail vers la réussite du dialogue politique. Pour cela, deux alternatives semblent s’offrir à la commission de Monseigneur Albert David Gomez.
Tout d’abord, elle peut décider de mettre à profit cette pause de la CENI pour essayer au maximum de rapprocher les positions des uns et des autres.
Cela suppose néanmoins une intense activité de la part de la Commission et de la disponibilité de la part des acteurs politiques. Deux conditions qui ne seront pas évidentes à réunir en cette période de fêtes de fin d’année.
Dans ce cas, la seconde option serait que la même commission, en faisant jouer tous les leviers possibles, réussisse à convaincre la Commission électorale de l’impertinence qu’il y a à s’obstiner à faire reprendre les activités, avant que les acteurs politiques ne se soient mis d’accord sur un certain nombre de choses se rapportant au processus électoral.
Ainsi, on lui ferait comprendre que si aujourd’hui, elle a été contrainte de reporter la date initialement choisie du 29 décembre pour la tenue des élections législatives, c’est justement parce qu’elle s’était enfermée dans sa tour d’ivoire pour fixer la date, en niant vraiment la réalité. Elle devrait alors s’en inspirer pour se convaincre qu’aussi longtemps qu'elle demeurera dans cette logique, qui conçoit davantage les acteurs politiques comme des adversaires que des partenaires, elle sera contrainte de revenir presque sur toutes les décisions qu’elle sera amenée à prendre. Après tout, elle ne peut pas être plus royaliste que les rois, eux-mêmes.
Pour leur part, les acteurs politiques de tous les bords, devraient sortir de leurs logiques qui, jusqu’ici ont davantage laissé croire qu’ils jouaient de la comédie et qu’ils se fichaient des sentiments de l’ensemble du peuple de Guinée.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















