CENI GUINEE : Point sur le chronogramme des élections

Ce jeudi 12 mars 2015, la Ceni (commission électorale nationale indépendante) a tenu un point de presse pour éclairer la lanterne de l’opinion nationale sur les décisions prises pour l’organisation des élections présidentielles et communales, respectivement en octobre 2015 et juillet 2016. « Si nous avions la possibilité d’introduire les gens qui avaient été omis en 2010 et d’organiser les élections, nous aurions organisé d’abord les élections locales. (...) l’élection présidentielle est un impératif catégoriel, pour ne pas mettre le président dans une position illégale aux conséquences imprévisibles ».a déclaré le vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. Ibrahima Keita, lors de cette conférence.

Animé par les commissaires de l’institution, entre autres, Ibrahima Kalil Keïta vice-président de l’institution, Pathé Dieng, responsable planification à la Ceni et Amadou Saliou Kébé, chargé des questions juridiques. Selon le vice-président de l’institution, il n’appartient pas à la Ceni de fixer la date de la présidentielle, cela relève du président de la république qui acte par un décret ; le rôle de la Ceni, c’est de proposer un chronogramme qui sera validé éventuellement par le décret présidentiel !

M. Keita a expliqué que selon les accords politiques du 3 juillet , les communales étaient prévues pour le premier trimestre 2014, mais des préalables avaient été définis quant au respect de cette échéance, notamment le remplacement des opérateurs Sabary et Waymark, l’assainissement du fichier, l’identification des imperfections sur la liste électorale et au niveau des bureaux de vote. C’est le retard lié à ce travail et l’apparition de l’épidémie d’Ébola qui ont, selon lui, compromis  le respect de la tenue des communales à la date indiquée et c’est la raison pour laquelle, les élections n’ont pas pu être organisées en 2014  « on ne pouvait pas organiser les élections avec le fichier de 2013 ! ».

Quant à la raison de l’avancement des communales à la présidentielle, qui constitue le principal point d’achoppement entre la Ceni et l’opposition, il y avait visiblement un dilemme  «  Nous avons deux élections dans les bras en 2015, à quelle élection fallait-il donner la priorité ? » s’interroge Monsieur Keita.

Le chargé des questions juridiques de l’institution M. Kébé a évoqué un cas de force majeur, rappelant l’article 28 de la constitution qui prévoit un délai d’organisation de la présidentielle avant l’arrivée à échéance de la fin du mandat présidentielle. Il a aussi précisé que le retard accusé dans la réalisation des préalables ne permettait pas de tenir la date des communales pour 2015.

« S’il y avait possibilité d’inclure les omis sur la liste de 2013, en faisant la révision du fichier, nous aurions pu faire les élections communales avant les présidentielles, mais en le faisant nous ne serions pas dans les délais, c’est pour cela que la Ceni a privilégié la présidentielle aux communales » précise M. Keïta

Quelques commissaires que nous avons interrogés, pensent que l’apurement du fichier  par le redécoupage l’insertion des omis entre autres, sont les principales causes de la tenue de la  présidentielle avant les communales, pour permettre à leur avis, à tous les inscrits sur la liste électorale de pouvoir voter dans leurs  localités ou circonscriptions électorales dans le cadre des communales. Ils ont également précisé que vu le retard accusé dans la réalisation de ces travaux, il est techniquement impossible de tenir les deux échéances en 2015.

A la sortie de ces échanges avec la presse, la décision finale selon la Ceni revient aux politiques, en premier au président de la république qui doit signer le décret confirmant la proposition du chronogramme de l’institution ou pas.

En clair, la suite des évènements politiques en Guinée est du ressort de trois acteurs essentiels : la Ceni, le pouvoir et l’opposition. 

Pivi Bilivogui pour GCI

2015 – GuineeConakry.Info

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