
- Les problèmes d'approvisionnement en eau potable et de production hydroélectrique: contraintes et perspectives
- Les aménagements hydro-agricoles et l'élevage:
contraintes et perspectives
Il ressort des différentes allocutions et des
communications que la pénurie d'eau peut être d'ordre physique, économique ou institutionnel et peut fluctuer dans le temps et selon le lieu.
L'état des ressources en eau dans le monde reste précaire et il est urgent plus que jamais que leur gestion soit conçu de façon globale et dans une optique de durabilité.
En Guinée, en 2005, deux guinéens sur cinq
représentant plus de 3 millions de personnes n'ont pas accès à une source d'eau potable.
Dans le cadre de l'agriculture, le potentiel annuel
des eaux de pluie est estimé à 400 milliards de m3 dont 11% sont utilisés pour l'agriculture et
l'alimentation des réserves souterraines et 89% sont perdus par ruissellement et évapotranspiration.
A l'instar de la plupart des autres pays africains, en Guinée les ressources physiques d'eau que nous avons sont suffisamment abondantes dans la nature pour satisfaire nos besoins.
Cependant plusieurs facteurs limitent sévèrement l'accès de nos populations à cette
eau. Entre autre, on peut citer:
- Une faible intervention des partenaires pour le
développement du secteur ;
- Une insuffisance du cadre institutionnel ;
- Un faible intéressement des bénéficiaires à la
gestion, la maintenance et à la protection des
ressources et des infrastructures ;
Après de larges débats, les recommandations ci-après ont été formulées:
- Mettre en place une politique nationale de l'eau et de l'assainissement ;
- Elaborer et mettre en oeuvre un plan national de la gestion intégrée des ressources en eau ;
- Renforcer les capacités institutionnelles des
acteurs du secteur ;
- Insérer un volet « Santé » dans les projets
d'investissement ;
- Combler le déficit à travers le renforcement du
partenariat ;
- Accroître l'efficacité de l'aide en priorisant le
secteur de l'eau ;
- Lutter contre la fraude et le vol des équipements ;
- Explorer les potentialités techniques pour accroître le taux de couverture tout en réduisant les coûts d'exploitation ;
- Poursuivre les investissements pour l'aménagement hydro-agricole et sylvio-pastoral.
Mamadou Mouctar Baldé, UNICEF GUINEE




















