CASE DE VEILLE: Le Top départ est donné

Le 21 septembre 2013, les initiateurs et partenaires du projet innovant de monitoring électoral appelé « Case de veille » ont procédé à son lancement officiel. C’était dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple de Conakry, en présence d’une bonne brochette de personnalités venues saluer l’initiative et exhorter les femmes guinéennes à relever ce défi, dont la noblesse et la pertinence sont reconnues de par le monde. Pour la circonstance, les membres de la Coalition des femmes et filles de Guinée pour le dialogue, la consolidation de la paix et le développement (COFFIG/DCPD), puissamment mobilisées, avaient choisi de se vêtir de blanc, couleur symbolisant la paix qu’elles cherchent à promouvoir et à consolider. Au cours de cette cérémonie de lancement, la toute première intervention a été tout naturellement celle de la présidente de la COFFIG/DCPD, Dr. Makalé Traoré. Dans ce discours, celle qui coordonne les activités de cette grosse instance, composée de 235 organisations féminines, a tenu d’abord tenu à donner le sens du concept « Case » qui a été choisi dans le patronyme du projet... 19:02 23-9-2013

Selon elle, en effet, « La Case en Afrique souvent destinée à l’habitation, couverte de chaume ou de saule, selon les régions, peut être ronde, rectangulaire ou carrée. C’est dire que notre habitat naturel est caractérisé par la flexibilité. Une adaptation intelligente à l’environnement ».

On en retient donc, selon elle, le choix porté sur la « case » a été guidé par le symbolisme de la flexibilité et des concessions qui doivent caractériser le dialogue, passage obligé de tout processus devant déboucher une résolution heureuse des différends. Pour ce qui est de l’historique du projet, Dr. Makalé a indiqué : « La case de veille que nous lançons aujourd’hui est l’aboutissement d’un processus a démarré en 2011. Pierre après pierre, l’initiative s’est construite sous l’impulsion de la Coalition des femmes et filles de Guinée pour le dialogue, la consolidation de la paix et le développement (COFFIG/DCPD) qui, tel un maçon, a su patiemment apporter chaque jour sa touche faite de volonté et de détermination dont seules les femmes ont le secret ».

Mais elle tient à préciser en particulier que : « cette case de veille, nous la devons surtout à l’adhésion et à l’engagement des milliers de femmes réunies au-delà de leur appartenance politiques, ethniques, confessionnelles et sociales pour devenir une véritable force de  proposition en Guinée ». 

De même, clame-t-elle : « La démarche de la COFFIG demeure exclusivement citoyenne pour prévenir, au lieu d’attendre pour guérir,  une posture de veille, une attitude responsable pour une alerte précoce afin de susciter une réponse rapide devant tout risque de dérive comportementale ou légale à l’occasion des prochaines élections législatives et pouvant entrainer un conflit dans notre pays ».

Et pour qu’il ne subsiste aucun amalgame, la présidente de la COFFIG a tenu, elle-même a décliner le fonctionnement opérationnel de la Case de veille. A l’en croire, en plus des 600 observatrices formées et devant être déployées sur le terrain, le projet repose sur trois chambres : « la chambre technique pour la mise en ligne des données en temps réels avec 45 ordinateurs, 45 techniciens, opérateurs et statisticiens et le recueil des informations auprès de 600 observatrices formées et déployées sur l’ensemble du territoire national ;  La deuxième chambre, c’est la chambre d’analyse qui regroupe une trentaine d’experts issus des organisations nationales et internationales, des analystes politiques, juridiques, des journalistes qui recevront les données du terrain pour les analyser et transmettre celles qui sont dignes d’intérêt à la troisième chambre. Cette troisième chambre que nous appelons chambre des décisions se chargera de proposer des solutions en temps réel pour corriger les dysfonctionnements et irrégularités mis en évidence dans les documents fournis par les deux autres chambres ».

Pour sa part, Madame la ministre des Affaires sociales, de la promotion féminine et de l’enfance, Hadja Diaka Diakité mis l’accent de la société civile dans les processus consolidation et de renforcement des acquis démocratiques. Quant au rôle spécifique dévolu aux femmes, Madame la ministre a qu’il est une préoccupation particulière du chef de l’Etat. En effet, selon elle, « Sachant bien le rôle indéniable que jouent les femmes dans le processus de construction de la paix et du développement, son Excellence le Professeur Alpha Condé a dédié son quinquennat aux femmes et aux jeunes par la mise en place d’un fonds de micro-crédit pour appuyer les jeunes et les femmes dans leurs initiatives pour lutter contre la pauvreté et améliorer leurs conditions de vie ».

Elle tient néanmoins à prodiguer un conseil aux femmes qui s’apprêtent à prendre une part active dans la gestion des élections législatives prochaines. « Je demande humblement à mes sœurs de cette case de ne pas se laisser manipuler et de se préoccuper exclusivement par l’intérêt supérieur du pays », conclut-elle.

Enfin, le représentant résident du Programme des Nations unies en Guinée et coordonnateur du système des Nations unies en Guinée, Anthony Ohemeng Boamah, a axé son discours sur la promotion des femmes par les Nations unies dans les initiatives se rapportant à la promotion et à la consolidation de la paix. Il est convaincu que : «L’implication des femmes dans les initiatives de paix et de sécurité est au cœur des initiatives de paix menées par le système des Nations unies. Il y a exactement treize ans que le Conseil de sécurité a unanimement reconnu pour la première fois, à travers la résolution 1325, que les conflits impactent négativement et de manière disproportionnelle les femmes. C’est pourquoi il a été décidé que les femmes soient au cœur politiques, stratégies actions visant la prévention et la résolution des conflits ainsi que la consolidation de la paix. Au niveau normatif, cet engagement a été renforcé par cinq autres résolutions sur les questions de femmes, paix et sécurité. Et plus récemment, en juin 2013, la résolution 2106 ».

Au cours de cette même cérémonie, la présidente du Conseil national de Transition (CNT), Hadja Rabiatou Sérah Diallo, la ministre déléguée aux Guinéens de l’étranger, Madame Kaba Rougui Barry, l’ambassadrice d’Afrique du sud, les femmes leaders de la CEDEAO, ainsi que le représentant de l’institut de Gorée ont également, tour à tour, pris la parole pour encourager la COFFIG dans sa « Case de veille » et pour lui souhaiter tout le succès mérité.    

Ce projet de Case de veille est une initiative de la COFFIG/DCPD en collaboration avec le Consortium pour l’observation domestique des élections en Guinée (CODE) grâce à l’appui financier de ONU-Femmes et du Programme des Nations unies (PNUD), à travers le Fonds de consolidation de la paix (FCP).

Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

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