CAS OUSMANE GAOUAL: la polémique enfle sur la légalité de la procédure

Deux jours après la convocation du député uninominal Ufdg de Gaoul, Ousmane Gaoual Diallo, la polémique sur le respect de la procédure judiciaire en la matière, est en entrain de prendre de l'ampleur. Les avocats des plaignants du RPG, Bantama Sow, Hady Barry et Malick Sankhon étaient devant la presse ce jeudi, pour aborder du sujet.

Le collectif des avocats des trois responsable du RPG a soulevé au cours de ce point de presse, la question de flagrance qui donnerait l'autorisation à la justice, selon eux, d'arrêter et de poursuivre un député de la république, en l'occurrence Gaoual Diallo. Ce collectif estime pour sa part que la procédure ne souffre d'aucune contestation.

Mais selon la plupart des hommes de droit, notamment le juriste médiatisé Mohamed Camara, « la procédure de flagrance obéit à l'esprit de la concomitance des évènements ». Ce juriste estime que la procédure qui a conduit à l'arrestation du député de l'UFDG « souffre d'un vice de procédure ». Car selon lui, « on ne peut pas attendre 72 heures après les faits pour mettre en branle la machine judiciaire, pour invoqué la flagrance ». Il estime même qu'en dépit du fait que  Gaoual a tenu des « propos répréhensibles et condamnables », il devrait être libéré puisqu'en matière juridique la forme prime sur le fonds. Pour éviter selon lui un antécédent dangereux pour le droit dans ce pays.

Mais selon les avocats des plaignants du RPG, ils soutiennent que c'est « à l'issue du débat juridique qu' on va déterminer la légalité de la flagrance invoquée par la justice ». Mais en attendant, eux croient dur comme fer que « la flagrance a toute sa raison d'être » et donc la justice n'a pas besoin de saisir le bureau de l'Assemblée nationale, pour lever son immunité parlementaire.

Pour le juriste Mohamed Camara, « il est illégal d'incarcérer un député, un élu du peuple sans la levée de son humanité parlementaire ». D'autant plus que selon lui, la flagrance n'a pas sa raison d’être.

Les réactions se sont multipliées ces derniers jours pour, à la fois pour condamner les propos d’Ousmane Gaoual, mais aussi la rétention d'un député de la république bénéficiant de l'immunité parlementaire. Du côté de l'Assemblée nationale, la plupart des députés affichent leur soutien au député Gaoual, plus pour son statut de parlementaire, que pour les propos tenus. C'est le cas de Baidy Aribot dont le parti est affilié à la mouvance.

Du côté de sa formation politique l'UFDG et des partis d'opposition, c'est le bloc autour du député. Ils estiment unanimement que la justice guinéenne fait preuve de sélectivité dans l'application de la loi et qu’elle est très prompte et moins lourde à s'autosaisir pour les cas juridiques concernant l'opposition que la mouvance. Ils dénoncent « un deux poids deux mesures ».

Mamadou Aliou DIALLO pour GCI

© 2016 GuineeConakry.Info

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