CARNAGE AU NIGERIA : Plus d’une centaine de morts !

Un double attentat vient de frapper la ville de Jos au cœur du Nigeria, la première puissance économique africaine, mais dont la fragilité face à la machine à tuer des terroristes, fait d’elle un nain politique, incapable de se bouger comme il faut pour défendre les populations vulnérables que sont les femmes et les enfants.

Le crime prend l’échelle à une vitesse exponentielle et les autorités en perdent le nord. Alors que les critiques sur le laxisme du président Goodluck Jonathan sur le rapt des 223 lycéennes de Chibok, dans l’Etat du Borno, sont loin de s’éteindre, voilà que cette double attaque vient aggraver la situation sociale du pays avec plus de 2000 morts depuis le début de cette année ! 

Hier à Jos, c’est d’abord un camion piégé qui explose au  marché New Abuja et moins d’une demi heure après, c’est un minibus qui, cette fois vole en éclats. Entre 14 et 14h30 TU environ. Malgré les secours arrivés rapidement sur les lieux, le carnage était déjà fait de part et d’autre. Premier bilan: au moins 118 morts et 156 blessés, en majorité des femmes, ainsi que d'importants dégâts matériels.

Pour le moment l’hécatombe n’est revendiquée par aucun des groupes terroristes ou islamistes qui essaiment la zone; les autorités nigérianes non plus n’ont désigné aucun auteur probable, même si tous les regards se tournent vers Boko Haram, passé maître dans les crimes sans nom dont les victimes se comptent toujours par dizaines. Et qui depuis 2009 sévit dans le nord-est du Nigeria malgré l’état d’urgence déclaré.

La fréquence de ces attaques meurtrières et la résilience des groupes à refaire surface, et à frapper de plus en plus fort, ont de quoi vraiment inquiéter la communauté internationale qui, malgré la mobilisation de nombreux moyens logistiques dont des drones américains, ne parvient toujours pas à empêcher ces bandits de commettre de nouvelles forfaitures.

Les militaires nigérians comme le président Goodluck Jonathan semblent ‘’débordés’’ de tous les côtés par la fulgurance des attaques, leur audace et leur fréquence. Des actes qui exigent des réponses concertées et foudroyantes. A défaut, Boko Haram et tous les groupes de son acabit se croiront encore, hélas, tout permis.

Maria de Babia pour GuineeConakry.info   

 

 

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