
Alors récemment, la majeure partie des quartiers recevaient le courant 6 heures sur 24, alternativement de 18 heures à 00 heures, et de 00 heures à 6 heures du matin; depuis quelques semaines, EDG (Electricité De Guinée), l'entreprise étatique en charge de la gestion de ce secteur, se livre à un ravitaillement qui n'obéit qu'aux humeurs de ses agents et au hasard.
Ce qui est sûr, c'est que plusieurs quartiers ne reçoivent plus la lumière que 6 heures sur 48 ou même 6 heures sur 72. Conséquence, les images de la télévision nationale sont pour quelques privilégiés. Les ménagères qui se battaient avec le petit commerce de l'eau glacée, du gingembre, du yaourt, et de toutes les espèces de sucettes glacées à base de produits variés, pour survivre, sont KO.
Sans oublier l'amertume de ceux qui, très rares, ont réussi à s'offrir un climatiseur ou un réfrigérateur, dans leur maison. Comme pour dire qu'à Conakry, on peut suffoquer de chaleur, bien qu'ayant son climatiseur.
Du côté de EDG, on pointe un doigt accusateur sur le mazout récemment livré à la société et qui contiendrait des impuretés. On pense que la Guinée subit une situation identique à celle que le Sénégal a enregistrée il y a peu. On promet l'arrivée, début janvier, d'une équipe finlandaise qui se chargerait de résoudre le problème. En attendant, les usagers peuvent prendre leur mal en patience.
Mais ce qu'il faut relever, c'est le fait qu'au moment même où l'ensemble de la ville subit cette crise, certains quartiers demeurent illuminés même en pleine journée. Sans justification évidente. Ce qui est totalement incompréhensible.
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info
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