
Les dirigeants de l’instance africaine du football n’ont pas tergiversé. Fidèles à la fermeté dont ils ont fait montre depuis le début de la polémique à propos de l’organisation de la prochaine coupe d’Afrique des Nations de football, ils ont sévi sans hésiter.
Comme beaucoup le sentaient depuis le week-end passé, le Maroc n’organisera pas la prochaine CAN. Son argumentaire à propos du ''cas de force majeure sanitaire'' n’a pas convaincu les responsables de la CAF. Conséquence, le Maroc, avec la disqualification de son équipe nationale, écope d’une première sanction. En plus, pour ce que la CAF assimile à un ‘’non-respect des clauses règlementaires et contractuelles’’, le royaume chérifien doit s’attendre à d’autres sanctions disciplinaires qui risquent d’affecter durablement la pratique footballistique.
Certains évoquent déjà une suspension pour plusieurs éditions de CAN, mais aussi des amendes colossales. Sans oublier un éventuel refroidissement des relations entre le Maroc et l’Afrique au sud du Sahara. Pendant que le Maroc médite sur son sort, la CAF, elle, passe à autre chose. Usant de tout ce qu’elle peut pour que la CAN ait effectivement lieu selon le calendrier initial, elle s’attèle déjà l’examen des dossiers de candidature qu’elle a reçus, pour suppléer le retrait in extremis du Maroc.
Bien qu’elle-même n’ait rien dit, certains évoquent tout de même l’Angola, le Gabon, l’Egypte, le Soudan et même le Nigéria. Du point des infrastructures, chacun de ces pays peut bien accueillir la compétition, dans la mesure où toute la logistique est quasi-prête. Pour autant, la candidature nigériane devrait se heurter à la problématique sécuritaire imposée par le mal Boko Haram, contre lequel les autorités sont plutôt impuissantes. Dans la même veine, l’Egypte et le Soudan (même quand il s’agit d’une co-organisation) n’ont pas nécessairement la cote.
Certes, le climat sécuritaire s’est considérablement amélioré au pays des Pharaons. Mais ce n’est certainement pas une raison qui justifierait qu’on y organise une coupe d’Afrique des Nations, avec tous les Frères musulmans qui ruminent encore leur amertume. Au Soudan par contre, le problème réside plus dans la conception que certains dirigeants occidentaux se font d’Omar El Béchir que dans un quelconque déficit sécuritaire.
La question est de savoir si la CAF ira à l’encontre du politiquement correct. Tous ces éléments réunis font que l’Angola et le Gabon semblent être les mieux placés pour abriter la compétition. Même si aux dernières infos, l'Angola pourrait décliner et que le Nigeria sans rien dire se repositionnerait en géant de l'Afrique.
Fodé Kalia KAMARA pour GCI
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