
Pour rappel, après les années 70 marquées de gloire du célèbre Hafia FC, le football guinéen a connu un déclin total. Au point de quitter, pour une longue période, l’élite du football continental.
Jusqu’à l’arrivée dans l’arène de la nouvelle génération comprenant les Titi Camara, Salam Sow, Morlaye Soumah et autres Kémoko Camara, qui ont réussi à se qualifier aux phases finales de la CAN organisées en 1994 en Tunisie. Depuis lors, une évolution positive semble marquer le parcours du Syli qui, malgré quelques difficultés majeures, s’évertue à prendre part à une CAN sur deux, depuis plus de deux décennies. Un parcours en dents de scie qui n’a jamais permis aux supporters guinéens, de rêver voir atterrir un jour la coupe continentale chez eux.
Cette fois-ci, le parcours du Syli national laisse croire qu’il a atteint, grâce à la discipline en son sein au cours des éliminatoires, un seuil de maturité susceptible de lui permettre de jouer un rôle capital à l’occasion de la prochaine CAN. D’autant plus que l’essentiel des joueurs qui la composent, à force de jouer ensemble pendant la dernière décennie, se comprennent parfaitement sur la pelouse. Admirables de pugnacité, ils le sont, quand ils décident vraiment de jouer à fond!
Evidemment, Face à la cote d’Ivoire, au Maroc, le Ghana ou le Mali, les spécialistes du football africain ne vendent pas chère la peau de l’équipe guinéenne, en raison sans nul doute de ses mauvaises performances des dernières années. Elle est créditée pour certains, à l’image de ses dernières participations aux phases finales de la CAN, d’un quart de final.
Même s’il est vrai qu’elle peur jouer, de l’avis d’autres analystes sportifs, le rôle de trouble-fête. De ravisseur intelligent d'une coupe d'Afrique qui ne demande qu'à être séduite par des jeux de jambes et de tête qui envoient des bolides victorieux au fond des filets.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















