
Aux environs de 10heures TU, ce sont deux kamikazes qui ont tour à tour déclenché leurs ceintures semant panique et mort au marché et au centre de santé de la ville à quelques minutes d’intervalle, comme pour tromper la vigilance des populations. Bilan : au moins 30 morts et 140 blessés.
On ne compte pas moins de cinq attentats de cette nature perpétrés par l’ex-Boko Haram, depuis environ deux mois, toujours dans cette contrée qui a le malheur de se trouver à un jet de pierre des repaires des rebelles, de leurs bases.
Avalanche meurtrière
Ce double attentat intervient au moment où les forces africaines du Nigeria, du Tchad, et du Cameroun conjuguent leurs efforts et élaborent des stratégies militaires dans la région de Gambaru et Fotokol, sous la direction de la Force mixte multinationale, pour piéger les adeptes fous de l’ex- Boko Haram. Devant cette avalanche meurtrière, les troupes africaines devront vite agir pour ne pas se laisser surprendre aussi fréquemment et laisser les populations se faire tuer comme de petits lapins.
Ces raids meurtriers des rebelles qui atteignent régulièrement leurs cibles, galvanisent en effet la rage de vaincre des djihadistes et décuplent leur audace. Ils deviennent des visiteurs dangereux dans les cités, des touristes qui portent des bombes qu’ils baladent impunément entre les citadins ou les villageois, avec la diabolique délectation de les faire disparaitre à jamais, en un clic ou déclic ravageur !
Harcèlement humiliant
Ce déferlement de haine gratuite et ce harcèlement humiliant des ‘’fous de Dieu’’, doivent être traités de manière plus intelligente, parce que cette fréquence des attaques est indicateur d’un certain laxisme, ou tout au moins d’une imprudence certaine face à des ennemis déterminés qui n’ont point peur de Dieu, au nom duquel ils osent prétendre se battre. C’est pourquoi, les forces africaines du Cameroun, Nigeria, du Tchad, du Niger et du Bénin, devront agir plus vite, plus fort pour le bien des populations appauvries, terrorisées, traumatisées et qui ne rêvent qu’à la paix.
Maria de BABIA pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















