
Dans la salle passablement éclairée, les musiciens préparent le 42ème anniversaire de Camayenne Sofas. Quelques remises en ordre, la discipline, quelques rappels à l’ordre du chef d’orchestre, répertoire sous les pieds, sur la table ou sur les flancs, et tout repart !
Un premier titre. Au fond de la salle, le doyen Ansoumane Bangoura observe l’oreille attentive. Journaliste émérite, ayant suivi cet orchestre et connaissant bien les choses culturelles et d’autres, témoin de l’évolution de la culture guinéenne, donne quelques conseils avisés. Des notes fusent, disons remontent le temps, sourdent d’un passé, d’une mémoire encore vivace.
Zézé fait son entrée, mais avant, la voix inoxydable de Youssouf Bâ, les trémolos de Ryad Chaloub, les notes de JB Willy, entre autres, soutenues par Caba, Kova, Doura, le saxo de Moise Camara, le clavier de Gabriel Condé, ancien palm jazz, les tumbas de Tibère Karamo Toure, Fodé Momo, la batterie de Nikita, et de Westério. Et Camayenne Sofa est encore là !
Le samedi 9 mai 2015, au Centre culturel franco-guinéen, sur la scène et peut être dans les allées, des muscles et autre souvenirs, redonneront l’espoir de vivre, le sentiment de n’avoir pas vécu pour rien. D’ailleurs, l’atmosphère de la salle, laisse pénétrer d’émouvants souvenirs. Entre temps, arrivent quelques matériels additifs que se partagent les guitaristes ; un instrument, l’harmonica, dont se saisit immédiatement Ryad.
Ça va certainement chauffer à « Taouyah ». C’est différents articles envoyés de Paris par Pierrot Fernandez, qui n’était pas le seul absent, parmi lesquels on peut citer entre autre, Djiba Kantara, un des musiciens des premières heures, un guitariste de mélodie et de charme.
A chaque génération, ses idoles, aux influences parfois, ‘‘transgénérationnelles’’, d’ailleurs !
Jean RAYMOND pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















