
Depuis une vingtaine de jours que durent ces affrontements forces de l’ordre et femmes, jeunes et autres, une vingtaine de personnes ont déjà perdu la vie, pour leur contestation du troisième mandat du chef de l’Etat actuel.
Hier encore, Amissi, un adolescent de 24 ans a succombé, victime de balles traitresses, juste avant le Sommet régional qui traitera de la question de la nouvelle candidature de Nkurunziza, dont l’entêtement à se succéder a lui-même, est inébranlable.
Alors que les opposants sont convaincus de l’inconstitutionnalité de sa volonté politique, et se battent contre, le président burundais lui, boosté par ses militants, croit indubitablement sa prochaine victoire et se montre véritablement prêt à marcher sur d’autres cadavres vers le piédestal du pouvoir.
Bujumbura est en ébullition, Butarere sous tension et Kanyosha pleure ses deux morts, suite à des explosions, bref les quartiers de la capitale sentent le soufre et les gaz lacrymogènes, pendant que les ‘’ Imbonerakure’’, ces jeunes fidèles du Cndd-FDD, le parti de Pierre Nkurunziza, se lancent à leur tour dans des mouvements et actions de soutien aux allures de milices armées.
Ces groupuscules sont dénoncés par l’Union européenne et les Nations unies de manière récurrente, mais le pouvoir a toujours trouvé des propos rassurants pour dérouter les appréciations justifiées de la communauté internationale. Les chefs d'Etat de la Communauté Est-africaine qui se retrouvent à Dar es Salaam, ce mercredi 13 mai 2015, devront user de sagesse et de fermete pour que ce pays frère ne retombe dans les affres perpétuelles de la violence et des violations des droits élémentaires des Burundais.
Maria de BABIA pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















