
Ces débuts sont poussifs, chacun voulant faire entendre avec véhémence sa différence et imposer son point vue, sinon sa vision des choses.
Les délégués de Pierre Nkurunziza, notamment ceux du CNDD-FDD, voulant ignorer le Conseil national pour le respect de l'accord d'Arusha et la restauration d'un Etat de droit au Burundi (Cnared) qui est à leurs yeux composé de putschistes, de félons prêts à déstabiliser le pays.
L’opposition dans son ensemble pourfend le pouvoir de Burundi coupable de violences gratuites, d’assassinats ciblés et de surenchère politico-ethnique tous azimuts. Face à ce déferlement de haine, le président Yoweri Musoveni, a dû donner tour à tour la parole à ceux qui la voulaient, pour qu’il ‘’se défoule’’, une thérapie psychologique, pour mieux situer chacun des protagonistes.
Les délégués de la Communauté internationale qui étaient présents, se sont exprimés les premiers sur les espoirs placés en cette rencontre. Ainsi, l’UA, l’UE et le PNUD ont souhaité avec intérêt que la médiation ougandaise aboutisse sur des résultats probants, pour une sortie de crise, attendue depuis les événements liés au troisième mandat.
Cette rencontre ne sera malheureusement pas la bonne, un prochain rendez-vous est annoncé pour Arusha, en Tanzanie, le 6 janvier 2016. Mais, il est déjà contesté par le gouvernement dont le ministre des relations extérieures, Alain Aimé Nyamitwe, dénonce la non-consultation avant fixation de la date.
En tous les cas, la rencontre de ce 28 décembre, est apparue comme une rude prise de contact entre adversaires politiques, tous sourcilleux en ce qui concerne leur ‘’souveraineté’’ et leurs rivalités déclarées. Le médiateur Museveni devra imaginer d’autres approches, pour réconcilier ces positions si éloignées les unes des autres, afin que les frères ennemis retrouvent le chemin de la paix.
Maria de BABIA pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















