BURUNDI : Lendemain d’ultimatum violent

Entre le président rwandais et Willy Nyamitwe, le conseiller en communication du président Pierre Nkurunziza qui défonce les propos ‘’outrageants et indignes’’ du premier contre l’incurie du régime burundais, il y a cet ultimatum qui a expiré ce dimanche 8 novembre qui provoque toutes les inquiétudes possibles. Conformément à leurs menaces, les autorités de Bujumbura ont engagé un contrôle systématique du pays, en commençant par les quartiers dont la sympathie pour l’opposition est à leurs yeux, avérée. Temps durs donc pour les opposants…

C’est le 2 novembre dernier que le président Pierre Nkurunziza a lancé un ultimatum à tous ceux qui détenaient des armes, pour les déposer au plus tard le samedi 7. Soit seulement 5 jours après, s’ils voulaient la paix, sinon; ils connaitront toute la rigueur de la loi. Qui ne manquera point de sévir.

Ainsi dit, ainsi fait. Une fouille systématique des quartiers a aussitôt démarré ce dimanche 8, ciblant les quartiers réputés fiefs de l’opposition comme Mutakura, situé dans la partie nord de la ville capitale. A la recherche des armes ou tout autre objet tranchant, ou document susceptible de donner des informations sur de probables connections entre des militants ‘’clandestins’’. Les forces de l’ordre; les policiers en particulier opèrent méticuleusement pour que rien, alors rien n’échappe à leur vigilance professionnelle.

Déjà la nuit de samedi dernier a été horrible, avec ces liquidations physiques inhumaines de neuf personnes, qui ont eu le malheur de se trouver dans cette échoppe de Kanyosha, où elles étaient venues noyer leur stress dans un verre. Après quelques informations sommaires de militaires criminels zélés, ils seront froidement abattus, sans autre forme de procès.      

Les propos virulents du président Paul Kagamé interviennent dans cette atmosphère de tensions exacerbées par cet exode de plus de 200.000 Burundais au Rwanda et dans les pays voisins, fuyant inexorablement les violences qui s’abattent impunément et constamment sur leur pays. C’est cette terrible situation que dénonce le voisin Kagamé, avec ces questions qu’il pose, en faisant un parallèle avec ce que fut le génocide rwandais : « Le Burundi, s'est vu couper les aides internationales à cause de sa mauvaise situation, une situation qui rappelle un peu celle qui a prévalu ici... Comment des dirigeants peuvent-ils s'autoriser à massacrer leur population du matin au soir ? »

Kagamé est certainement alarmiste, mais cette fois, on peut lui donner tort, car ce qui se passe aujourd’hui au Burundi, est dangereux, explosif et porteur de déstabilisation pour toute la sous-région.

Jusques à quand, alors, on attendra encore ?

Maria de BABIA pour GCI

2015-GuineeConakry.Info    

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