
Ces derniers jours, la violence a repris l’échelle dans les fameux quartiers de Musaga, Ngarara, Kamenge et Nyakabiga, où les forces de l’ordre sèment la terreur sans coup férir, avec la terrible pugnacité de soldatesque au service absolu d’une cause qui sera, tôt ou tard perdue.
Pacifier la cité
Mais, comme des sangsues faméliques, ces militaires s’accrochent. Et les patrouilles régulières dans les quartiers fidèles à l’opposition, se transforment toujours en ratissages aveugles de citoyens innocents; dont le seul tort est de penser et d’agir autrement que la pensée rectiligne unique des inconditionnels du pouvoir autocratique de Nkurunziza.
Ces descentes dans les quartiers populaires sont des occasions de razzias systématiques opérées par des militaires, souvent sous l’effet des euphorisants, qui n’hésitent point à piller tout sur leur passage, au nom de la recherche de coupables de contestation du troisième mandat de leur mentor NKurunziza. Ainsi, depuis le depuis dimanche dernier, les fusils et les canons ont recommencé à tonner dans la ville de Bujumbura, ainsi que dans certaines zones périphériques.
Le pouvoir qui veut ‘’pacifier la cité’’, pour se donner bonne conscience, s’attaque à de pauvres gens, des gens de maisons, des gardiens et autres petits débrouillards, qu’il inquiète, incarcère et libère sans explication aucune, comme pour les inviter à se tranquilliser.
Le pire peut arriver
Hélas, bien souvent c’est l’effet boomerang qui répond à ces actes de violations manifestes des droits élémentaires des citoyens burundais. Des chefs de familles sont chicotés, des personnes âgées humiliées et des jeunes manipulés pour apporter leur soutien à ces actions arbitraires.
Cette nouvelle recrudescence d’insécurité et de violences gratuites vient confirmer que si les dispositions militaires conséquences ne sont pas prises, le pire visitera les Burundais, malgré le semblant de sérénité avec lequel le pouvoir de Bujumbura, voudrait saupoudrer l’analyse objective de la situation, qui exige immédiatement et impérativement la poursuite du dialogue vrai. Pour éloigner les démons du passé.
Or les acteurs politiques ne semblent guère réaliser qu’à forcer de tirer sur la corde patriotique, celle-ci finira par rompre, lâchant dans le même gouffre, les bons et les mauvais.
Maria de BABIA pour GCI
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