
Les différentes formations et partis politiques accusent Saïd Djinnit de manquer de transparence, parce qu’il aurait transmis aux présidents réunis récemment à Dar es Salam, un rapport dont ils n’avaient point connaissance. Une défiance qui, à leurs yeux est impardonnable. Les opposants à Pierre Nkurunziza sont convaincus qu’il a le soutien tacite ou actif du médiateur onusien. Ce qui seul, pourrait expliquer le laxisme patent dans lequel se trouve le Burundi.
Cette crise de confiance pose vraiment problème, car comme on le sait, les Nations unies n’aiment point qu’on leur dicte la conduite à suivre, et Djinnit qui a fait sur d’autres terrains, la preuve de sa probité morale et de sa vaste culture diplomatique, bénéficie de l’entière confiance de Ban Ki-moon et de l’occident, notamment.Ils sont convaincus donc que Saïd Djinnit, n’est plus l’homme de la situation, car depuis plus de 40 jours, le pays tourne en rond. Les violences succèdent aux violences, la contestation a la protestation, mais rien n’y fait. Conclusion : Saïd Djinnit n’est plus, à leurs yeux, crédible, il est même pour un troisième mandat de Nkurunziza, ce qui encouragerait ce dernier à persévérer dans l’entêtement.
On voit mal comment la communauté internationale va renier du jour au lendemain son diplomate expérimenté, pour satisfaire aux revendications des opposants burundais, quelles que soient leurs jusitfications politiques. Surtout que la recommandation de report des élections pour 45 jours, court déjà !
Ce faux bras de fer finira bien autour d’une autre table de négociation.
Maria de BABIA pour GCI
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