
Selon Zygele, la fille de Pierre-Claver Mbonimpa, la vie de son père ne serait pas en danger, malgré les blessures au cou et à la joue. Mais deux attentats sur deux personnalités de cette qualité en un laps de temps, a vraiment de quoi inquiéter toutes les chancelleries sur les terribles dérives burundaises.
Perdant perdant
Devant cette déliquescence programmée, la communauté internationale se bouge, et Ban Ki Moon, le Secrétaire général des Nations unies en personne, a décroché son téléphone pour joindre le président Yoweri Museveni d’Ouganda et la présidente de l’Union Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour les encourager à poursuivre la médiation avec son soutien total. Il a franchement indiqué son appui "à la reprise rapide du dialogue pour apaiser les tensions grandissantes et préparer la formation d'un gouvernement d'union nationale". Afin de sortir rapidement le Burundi de la tentation à l’autodestruction.
Ce qui se passe aujourd’hui dans le pays de Pierre NKurunziza est gravissime, et si les leaders de la région de l’Afrique orientale ne se réveillent pas, la déstabilisation du Burundi pourrait avoir des conséquences plus graves qu’ils ne l’imaginent. Avec en prime l’épouvantail d’un retour à la lutte armée, combinée à toutes sortes de trafics sur les richesses minières et autres du pays. Ni l’opposition ni le pouvoir ne gagnerait à ce jeu-là. C’est bien au finish, un jeu de dupes ‘’perdant-perdant’’ !
C‘est donc à juste raison que Tom Malinowski, le secrétaire d'Etat adjoint américain en charge de la démocratie, twitte ainsi : « Le Burundi a besoin de justice, pas de vengeance, a-t-il ajouté. Nous sommes prêts à faire tout son possible pour que les responsables soient traduits en justice. »
Comme chacun le reconnait, dans cette crise comme ailleurs, pas de panacee hors de la table de négociation ou de médiation. Toute autre option ne serait que simple aventure, un retard qui sera cher payé. Ces attaques réussies ou manquées ne feront qu’alimenter les rancœurs et les terreurs que Burundais croyaient il n’y a pas longtemps avoir quittées.
Maria de BABIA pour GCI
2015 – GuineeConakry.Info




















