
Ces gestes politiques contradictoires annonçaient d’une certaine manière, l’arrivée ce lundi à Bujumbura du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a décidé de jouer son va-tout diplomatique, en s’engageant personnellement dans la résolution de cette crise qui n’a que trop duré !
Le président Nkurunziza qu’il vient voir, a déjà démontré par l’absurde, qu’il n’avait peur de rien. Malgré toutes les condamnations de la communautés internationales, malgré toutes les violences contre les populations et les violations énormes et répétitives des droits de l’homme, le président burundais s’entête à braver tout simplement toutes les grandes puissances, comme s’il y trouvait une certaine jouissance personnelle, dans ces bravades morbides, qui ont entrainé déjà la mort de plus de 400 personnes, la fuite de plus de 250.000 personnes pour les pays voisins, notamment le Rwanda, la RDC, le Kenya.
Une situation dramatique qui contribue un peu plus à la déstabilisation des Grands Lacs, zone de turbulences par excellence, hélas ! La visite du premier fonctionnaire de l’ONU, intervient donc dans une espèce d’impasse dans laquelle tous les efforts politico-diplomatiques déployés jusque-là se sont noyés. Cette terrible immersion a fait que Ban Ki-moon ait décidé de prendre tous les risques pour débarquer à Kigfali, avant même les chefs d’Etats africains, annoncés pour la semaine prochaine.
Depuis son arrivée dans la capitale burundaise, en fin diplomate, Ban Ki-moon a déjà flairé «les gestes de bonne volonté» que malgré ses gestes indélicats, le pouvoir burundais a posés avec certaines ‘’facilitations’’ politico-démocratiques initiées. Mais il en faudra certainement plus. C’est avec tact et intelligence ce que Ban Ki-moon indiquera pour que le président Pierre Nkurinziza et son gouvernement réalisent qu’ils ont en fait, ‘’tout faux’’, et qu’il faut changer de cap.
A petits pas rapides avec les partis politiques qui comptent, le haut fonctionnaire onusien a mis sa journée du lundi à profit pour baliser le microcosme des leaders burundais pour faire avancer les choses. Et ce ne sont surtout pas les agitations des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti présidentiel, qui le distrairont de sa voie. Après cette étape essentielle, le secrétaire général de l’ONU se rendra en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, animé par le même objectif d’aider ces différents à sortir leurs crises, provoquées par un inacceptable entêtement qui annihilent tous les espoirs de développement et de paix.
Maria de BABIA pour GCI.
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