BURUNDI : Adieu CPI !

En votant ce 12 octobre pour la sortie de leur pays de la Cour pénale internationale, les députés burundais ont volontairement ou non, choisi le chemin de l’isolement de la communauté internationale, avec une espèce de détermination suicidaire. Un va-tout politique dont le but final pour le président Pierre Nkurunziza est qu’on « lui fiche définitivement la paix ! ». Mais les choses ne seront certainement pas aussi simples…

Cette première historique d’un pays qui décide expressément de quitte la table de la CPI, car il la trouve desservie, fera peut-être un jour jurisprudence. Cependant les 94 sur les 110 parlementaires qui ont accepté le fameux projet de loi, ont suivi naturellement leur Chef de l’Etat, dont les critiques acerbes et l’agacement visible face aux dénonciations de violations des droits humains dont il fait l’objet, sont désormais sur la place publique.

C’est pourquoi le président burundais trépigne d’impatience. Le Sénat qui doit examiner le texte,  et qui lui est acquis, a tout intérêt à ne point trainer les pas, parce que NKurunziza n’a pas de temps à perdre ; il tient à se séparer le plus vite de cette institution qui veut juger ses crimes et celui de son régime. Sauf que partir de cette cour ne met pas fin aux investigations en cours !

En fait, Nkurunziza veut en finir avec la CPI, à l’image de ses pairs de l’Union africaine comme ceux du Kenya, du Tchad qui avaient déjà en janvier de cette année menacé de se retirer de cette Cour « qui ne cible que les dirigeants africains ». Ce qui est inacceptable à leurs yeux et, constitue une sorte de délit de faciès que le continent ne saurait tolérer plus longtemps.

Sinon, pour le principe, par la force de l’article 127 du statut de Rome, possibilité est donnée à tout Etat membre qui souhaite mettre fin à son appartenance de le faire, sans pouvoir compromettre les questions d’exactions manifestes, les crimes contre l’humanité ou toutes autres violations des droits de l’homme.

C’est dire que le Burundi et son président, auront encore à leurs corps défendant, à faire avec la CPI. Bon gré, malgré !

 

Maria de BABIA pour GCI

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