
En fait, la garde présidentielle dénonce la nomination du commandant Théophile Nikiéma, au poste de chef d’état-major particulier du président Michel Kafando. Ce dernier est réputé proche du premier ministre burkinabé.
La cascade de nominations
Or depuis que l’on parle de « la dissolution pure et simple » de cette garde, les nerfs de ses hommes sont à vif, surchauffés par leur crainte inavouée de perdre leurs privilèges acquis au cours du long règne de Blaise Compaoré.
Cependant, c’est la cascade d’autres nominations et affectations faites par le PM et son ministre de la Sécurité, M. Auguste Denise Barry, qui vont déclencher véritablement les hostilités du côté de la garde présidentielle. Elle réalise concrètement par ces actes administratifs, sa dissolution de facto par les nouvelles autorités. Désormais, c’est à la guerre comme à la guerre ! Il faut donc réclamer la tête de l’un des leurs, aujourd’hui premier ministre, et qui semble leur couper l’échelle de la promotion sociale. Cette idée leur est inacceptable, d’où cette inquiétante poussée de fièvre.
Les révolutions sont carnivores
Cette affaire qui couve depuis décembre 2014, explose au grand jour, amenant même le Chef des Mossis, le Mogho Naba, à y voir plus clair. A travers de véritables conciliabules, pour ‘’baisser le cœur’’ des soldats agités par leur crainte de perdre ce qui leur reste de leur notoriété et de leur personnalité.
En réalité, ce qui se passe aujourd’hui au Burkina Faso, où la Société Civile suit avec anxiété la lutte au sein du pouvoir, est dans la logique des choses. Les révolutions, on l’oublie souvent sont ‘’carnivores’’. Elles se nourrissent souvent du sang de leurs héros !
La sagesse des uns et des autres
Au regard de la proximité historique de Isaac Zida de Blaise Compaoré et de son appartenance à cette garde prétorienne, il lui était difficile en un tournemain de renvoyer, sans coup férir, ses anciens compagnons ‘’ se balader dans la nature’’.
GCI avait depuis longtemps écrit que le pays allait encore connaître des soubresauts importants, vu la complexité et la spontanéité de la révolution burkinabé. Il souhaité que la sagesse habite les uns et les autres pour conduire à bon port cette transition extrêmement délicate.
Maria de BABIA pour GCI
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