
Du point de vue palmarès! Pour le représentant de l’Afrique francophone, les ‘’Etalons’’ du Burkina, ils ne comptabilisent que huit participations en phase finale de la CAN, où ils sont arrivés en position de quatrième en 1998. Tandis que son adversaire anglophone, les ‘’Supers Eagles’’ du Nigeria, compte à son actif: Coupe du monde: quatre participations, atteint les huitièmes de finale en 1994 et en 1998 ;Coupe d’Afrique: seize participations et vainqueur en 1980 et en 1994 ; Jeux Olympiques: vainqueur en 1996.
C’est dire que sur le papier, les pronostics sont largement en faveur des compatriotes du milieu de terrain Obi Mikel, le sociétaire du club londonien. Mais à voire l’allure de la compétition, laisser le terrain donner son verdict serait plus astucieux. Parce que Charles Kaboré et ses coéquipiers ne se laisseront pas intimider par leurs adversaires. En tout cas, ce n’est pas au moment où ils auront pour la première l’opportunité de graver leur nom dans l’histoire de la CAN, qu'ils vont rater la cible.
La CAN des surprises !
Outre le pays détenteur du titre de 2012, les ‘’Chipolopolo’’ de la Zambie, figuraient parmi les favoris de cette 29ème édition de la CAN 2013, les ‘’Eléphants de la Côte d’Ivoire et les ‘’Black Stars’’ du Ghana. A la surprise générale, les copains de Katongo se font éliminer précocement et brisant de facto leur rêve de pouvoir défendre leur titre. Ensuite, ce fut tour aux coéquipiers de Didier Drogba de se faire catapulter du tournoi. Ils se font éliminer en quarts de finale par les poulains de Stephen Keshi, le manager nigérian.
Arrivés en demi-finale avec plein d’espoirs, les compatriotes des frères Ayew, les ‘’Blacks Stars’’ du Ghana bouclent la série des surprise de ce tournoi de football du continent noir. Après 90 minutes de jeu plus les prolongations, la séance des tirs au but sera en leur défaveur.
Une chance pour le Ghana d’être sur le podium ?
Comme le dirait l’autre, ‘’ à défaut de la maman, on se contente de la grand-mère’’. Une médaille de bronze à la fin du tournoi pourrait calmer les ardeurs. Mais encore faut-il aller la chercher dans toute la combativité footballistique. Ils peuvent bien répondre présents, ils en ont les qualités et l’expérience. Cela suffit-il ? Non !
Parce que la star malienne, Seydou Keïta, et les siens, n’ont pas encore dit leur dernier mot. Ils aspirent de nouveau à être sur le podium. A la dernière CAN, même celui-ci, le Mali a fini troisième sans pour autant démontrer un football convaincant. Cette année encore, le bronze passe sous leur nez. A eux de pouvoir jouer la bonne carte.
En tous les cas, rendez-vous pris pour les 9 et 10 févriers prochains, respectivement pour les matches de la 3ème place et la grande finale opposant le Nigeria au pays des Hommes intègres, le Burkina Faso.
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















