BURKINA FASO : Termes de référence pour le (la) futur(e) président(e) de la Transition

Ayant obtenu de l’armée qu’elle restituerait la gestion de la transition à un pouvoir civil au bout de deux semaines, les différentes composantes des forces vives burkinabé planchent actuellement sur la charte devant régir cette parenthèse qui mènera à l’élection d’un nouveau président de la République. Ensuite, elles se pencheront sur le choix de celui ou celle qui aura la lourde tâche de manager le processus. Un choix qui devrait obéir à un certain nombre de critères que la rédaction de GCI a synthétisés pour élaborer les termes de références que voici... Un document dont pourraient s’inspirer les différents candidats et candidates pour évaluer, eux-mêmes, leurs chances.

MISSIONS DU OU DE LA PRESIDENT(E) DE LA TRANSITION

·         Veiller à la bonne marche du processus de transition

·         S’assurer du respect du calendrier

·         Se conformer à la feuille de route

·         Garantir la stabilité sociopolitique du pays pendant la durée de la transition

·         Garantir la transparence et l’équité des élections présidentielles à venir 

.         Gérer dans la transparence les finances de l'Etat

TACHES SPECIFIQUES

En intelligence avec tous les organes de la transition, le ou la président(e) de la Transition aura comme tâches spécifiques de :

·         Faire respecter les dispositions constitutionnelles et les traités et conventions ratifiés par le Burkina Faso

·         Assurer la continuité de l’Etat

·         Garantir la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire

·         Assurer la sécurité des personnes et des biens

·         Engager le pays vis-à-vis des partenaires extérieurs bi et multilatéraux

·         Rétablir la confiance entre le Burkina Faso et les partenaires nationaux et étrangers

·         Veiller à la cohésion nationale

.        Garantir la liberté d'expression

COMPETENCES ET QUALITES REQUISES

Le candidat ou la candidate au poste de président de la Transition au Burkina Faso ne doit pas nécessairement être titulaire d’un doctorat dans un domaine quelconque. Mais il est tout de même souhaitable qu’il ou elle ait été à l’école. Il ou elle devra avoir accumulé une certaine expérience. Une certaine maitrise du champ sociopolitique burkinabé est un atout. 

D’une probité confirmée, il ou elle devra aussi avoir de la personnalité et incarner l’autorité. D’une certaine façon, il est souhaitable que le ou la future président(e) de la Transition soit une synthèse réussie entre Dioncounda Traoré et Andry Rajoelina. Pas trop effacé, mais pas trop futé non plus! 

METHODOLOGIE DE TRAVAIL

On s’attend à ce que, pour une bonne exécution de ses missions, le ou la président(e) de la Transition travaille en étroite collaboration avec l’ensemble les forces vives que sont les partis politiques, la société civile, les confessions religieuses et l’autorité coutumière. 

Pour des besoins de cohésion sociale et de stabilité durable, il ne lui est pas interdit de tendre la main à certains proches du président déchu. Il ou elle devra également prêter une oreille attentive aux suggestions de la communauté internationale, tout en ayant les yeux rivés sur l'intérêt supérieur du Faso. 

RESULTATS ATTENDUS

A la fin de son mandat de 12 mois, le ou la président(e) de la transition devra obtenir, entre autres, les résultats suivants :

·         Le chronogramme de la transition rigoureusement respecté

·         Un président élu sur la base d’un processus électoral libre, transparent et équitable

·         Un pays qui ayant retrouvé sa sérénité et qui a tourné la page de la révolution ;

·         Une population réconciliée et ayant repris à espérer

Les candidats et candidates intéressés sont priés de déposer leur dossier auprès de la commission en charge de la désignation du ou de la futur(e) président(e) au plus tard, le dimanche 9 novembre 2014, à 18 heures. 

Boubacar Sanso BARRY pour GCI

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