
S’ils ne se sont pas particulièrement mobilisés pour se rendre aux urnes pour ces premières municipales qui interviennent après une transition chaotique; par contre les Burkinabè auront négativement surpris par ces consultations gravement émaillées d’échauffourées regrettables et compromettantes pour l’image de cette seconde révolution, qui avait la grande sympathie des démocrates du monde.
L’abstention reine
En se livrant aux blocages des urnes, aux rejets du matériel électoral ou encore au sabotage systématique des élections dans certains bureaux, les partisans et militants du Faso, auront montré un manque inquiétant de maturité politique, alors jusque-là chacun était convaincu du contraire. Plus cinq millions et demi étaient convoqués aux urnes, mais il semble que l’abstention aura été la reine de la partie.
Une faible participation à la consultation ponctuée de violence gratuite, de caillassage programmé ou de refus planifié. Pourtant ce scrutin de proximité est essentiel à l’exercice correct de la démocratie. Il est le lien nodal qui permet l’expression réelle des populations. Une remontée politique, véritable source d’information de la volonté de progrès des populations. C’est le substratum d’une démocratie qui se veut populaire.
Des enquêtes nécessaires
En attendant dans prochains jours, les résultats des dépouillements qui ont débuté, on peut réfléchir aux mobiles profonds de ce dérapage électoral, qui interpelle évidemment en premier, les autorités burkinabè. Des enquêtes devraient suivre pour comprendre ce qui s’est réellement passé. Et surtout en quoi le retour du parti de l’ex-président Blaise Compaoré, a-t-il influé sur ce processus électoral ?
Pour éviter que la chienlit ne s’installe, cette consultation devrait permettre d’extirper concrètement toutes les velléités destructrices des acquis démocratiques, obtenus au prix du sang et l’engagement total de toutes les couches sociales. Des sacrifices qui ne sauraient être vains.
Maria de BABIA pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















