
Pendant qu’en fin tacticien Alassane Ouattara veut désamorcer le boulet par voie diplomatique, en réaffirmant sa ferme volonté de régler cette question ‘’dans le respect des accords qui lient les deux pays’’ pour éviter toute incompréhension préjudiciable à leurs excellentes relations ; le Bureau de l’Assemblée quant à lui, montait le ton, en s’indignant et condamnant avec la dernière énergie, « cette attitude qui bafoue l’immunité parlementaire du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire »
A son avis le mandat d’arrêt de la justice burkinabè « pourrait sacrifier sur l’autel de la politique, les intérêts des deux peuples qui ont une longue tradition d’amitié ; s’insurge contre le mandat qui est juridiquement inopérant et diplomatiquement inconséquent et inamical »
En fait, la délicatesse de cette impasse est provoquée par la fameuse affaire des écoutes téléphoniques concernant une présumée conversation entre le président de l’Assemblée ivoirienne, Guillaume Soro et l'ancien ministre des Affaires étrangères burkinabè, Djibril Bassolé, autour de leur éventuelle implication dans le putsch manqué piloté par le général Gilbert Diendéré, le 17 septembre 2015, contre le gouvernement de transition que dirigeait le président Michel Kafando.
Comme on le voit, cette situation politico-diplomatique met réellement le nouveau président Roch Kaboré, dans une inconfortable position, lui qui doit gérer en priorité l'attaque terroriste de l’Hotel Splendid de Ouagadougou.
Heureusement que la dernière sortie du premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, depuis le sommet de Davos en Suisse, vient en écho conforter ‘’l’approche soft’’ de ce dossier par le président Alassane Ouattara. A l’image de son président, Duncan demande ‘’d’être zen’’ pour traiter cette question, tout en rappelant que les deux pays n’ont aucun intérêt à se brouiller.
De son côté, le président Roch Kaboré sait qu’il y a plus de trois millions de ses compatriotes qui vivent en Côte d’Ivoire, et cela compte dans la solution heureuse de ce contentieux.
Maria de BABIA pour GCI
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