
Ces actes de formalité procédurale ont surpris plus d’un Burkinabé, par leur ‘’incongruité sociale’’ voire politique. Tandis que jusque-là, la plupart des compatriotes du nouveau président Marc Christian Roch Kaboré, appréciaient le culot de leur justice du Faso, la publicité donnée aux actes annulés d’hier, relatifs à « tous les mandats d’arrêt lancés par la justice militaire dans le cadre du dossier du putsch du 16 septembre 2015 et du dossier Thomas Sankara » pour, dit-on ‘’vice de forme’’, cette publicité-là, ressemble fort à un rétropédalage ,avec le vernis de l’argumentaire juridique.
Une telle décision constituait-elle une urgence de nature à pousser les autorités judiciaires à corriger impérativement ce ‘’vice de forme’’ ? Quitte à jeter le doute sur la suite de la procédure. La surprise profonde provoquée par cette annonce, appelle de la part de l’opinion publique, une méfiance patriotique à la hauteur de la déception. La société civile est atterrée, mais c’est sûr qu’elle va se pencher dans les jours à venir sur les dessous de la décision.
L’objectif de l’exercice sera de s’assurer qu’il n’y a point derrière les intentions déclarées une certaine volonté de mettre la pédale douce sur ces affaires, pour ne point gêner le voisin ivoirien; et régler comme le souhaite les autorités ivoiriennes tous ces contentieux par ‘’voie diplomatique’’. Le Balai citoyen et tous les autres mouvements pourraient y trouver, naturellement, matière à contestation.
La vigilance devra être soutenue. Comme l’annulation ne touche point le bien-fondé des mandats, il faudrait alors veiller à ce que le procureur général près la Cour de cassation, suive logiquement la « reformulation et la correction des irrégularités» Cette démarche sera de nature à calmer les plus inquiets et à rassurer ceux qui doutent sérieusement de la ‘’bonne foi’’ à l’initiative de cette annulation.
Maria de BABIA pour GCI
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