
Pourtant, les coéquipiers de Messi ont mieux fait que résister. Nullement impressionnés par la correction que l’Allemagne avait infligée aux Brésiliens en demi-finales, les Argentins ont, pendant plus de 110 minutes, réussi à annihiler les assauts allemands. Mieux, ils se sont même offert des occasions de buts qu’ils ne s’étaient point procurées pendant les rencontres précédentes qu’ils avaient livrées.
Mais leurs espoirs sont stoppés net à sept petites minutes de la fin de la seconde prolongation. A l’issue d’un débordement sur l’aile, Schürrle centre dans la surface de réparation. A la réception, il y a Mario Götze qui, plein de confiance, a le temps de contrôler de la poitrine avant d’envoyer le ballon dans le petit filet de Romero.
L’Allemagne est donc, pour la quatrième fois de son histoire, championne du monde. Un titre globalement mérité. Même si avec le recul, on comprend mieux le triomphe des Fennecs qui, on se rappelle, en huitièmes de finale, étaient à deux doigts de contraindre la même équipe allemande à la série des tirs au but. Mais ça c’est une autre histoire.
Finalement, c’est le Brésil qui est le plus à plaindre. Après tout le débat autour des ressources colossales dépensées pour l’organisation de la compétition, l’équipe nationale brésilienne ne figure même dans le trio de tête. Pire, elle se fait laminer par la Mannschaft sur le score historique de 7 buts à 1 en demi-finales. Avant de sombrer face aux Néerlandais lors du match de classement.
Après une telle série de déconvenues, c’est sûr qu’on ne doit pas penser à la samba. En tout cas, pas tout de suite. Côté allemand par contre, c’est sûr, pendant des semaines, la bière coulera à flots. Mais ça aussi, ce sera compréhensible.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















