
Cette réticence de l’opposition guinéenne se résume en quatre points :
1- les délégations spéciales mises en place par décret, à la place d’un vote au suffrage universel, contrairement à la prescription de la loi, est une violation évidente du code électoral guinéen.
2- l’opposition estime que la tenue des communales avant la présidentielle est un impératif capital pour la suite des échéances, car pour elle, cela garantirait la neutralité des élus communaux dans le processus électoral.
3- les délégations, selon l’opposition, sont acquises à la cause du pouvoir en place et seraient tentées, lors des prochaines joutes électorales, d’influencer le vote des électeurs dans leurs circonscriptions respectives.
4- le chronogramme annonçant la tenue des présidentielles avant les communales, avec le maintien des délégations spéciales pourrait être une manœuvre, un calcul politicien du pouvoir, visant à mettre en place un vaste système de fraude, en complicité avec lesdites délégations.
Tandis que certains membres de la Ceni estiment que la décision d’avancer la présidentiellerelativement aux communales, résulte de la volonté du pouvoir qui aurait influencé cette décision.
De toute évidence, l’opposition n’entend pas se laisser faire. Son chef de file a déclaré que la date déclinée par la Ceni, ne sera pas acceptée et compte réagir en se servant de tous les moyens pour empêcher la fraude électorale.
La tension politique est montée d’un cran et les opposants après avoir menacé de quitter l’hémicycle et d’appeler les citoyens à des actes de désobéissance civile, promettent de descendre dans la rue pour dénoncer cet état de fait, voire demander le départ des délégations spéciales mises en place par décret du président.
Les prochains jours risquent d’être mouvementés par ces prises de positions tranchées des uns et des autres.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
GuineeConakry.info




















