
La stratégie d’encerclement des djihadistes de Boko Haram, initiée par les pays de la première ligne, parait tout à fait adaptée. Malgré l’allégeance de la secte à l’EI qui aurait pu requinquer sa tenacité au front, malgré les attaques ponctuelles sur de nouveaux villages, il faut dire que Boko Haram, comme l’a prophétisé, il n’y a pas longtemps le président Idris Déby, semble en décrépitude progressive.
Fuyant par-ci, se blotissant par là dans les forêts équatoriales, les fantassins et autres miliciens armés, flanqués de leurs officiers criminels, subissent de lourdes pertes ici et là. Selon les derniers chiffres qui circulent, entre 200 et 300 rebelles de Boko Haram sont tombés au cours des récents combats avec les forces du Niger et du Nigeria contre, tout au plus, une vingtaine de victimes au niveau des soldats africains. Damasak la dernière ville libéré était sous férule terroriste depuis le 24 novembre 2014, après des tueries sauvages qu’elle avait connues et qui avaient fait fuir des milliers de paysans paniqués.
Les victoires qu’enfilent progressivement les troupes africaines sont donc incontestablement la preuve sur le terrain que ‘’l’union fait la force’’. Il ne faut donc plus tergiverser devant l’adversaire vorace, ni lui donner le temps ni les moyens de reconstituer ses forces. La vigilance doit être le maître-mot et pervérance l’attitude permanente pour réussir à étrangler définitivement l’hydre terroriste.
Maria de BABIA pour GCI
2015 – GuineeConakry.Info




















