
Deux attentats dans les faubourgs d’Abuja, deux prises d’otages portant sur près de 300 innocentes lycéennes, et désormais un massacre en plein jour qui pourrait avoir coûté la vie à 300 autres personnes, semblent avoir eu raison de l’indifférence de la communauté internationale.
L’intensification et la fréquence des actes terroristes de la part de Boko Haram amènent le monde entier à prendre conscience de l’ampleur du danger que représente cette monstrueuse secte islamiste. Surtout qu’au-delà du Nigéria, le Cameroun et le Niger sont aujourd’hui menacés. La négligence n’est plus de mise.
C’est ainsi qu’au-delà des condamnations de principe, les grandes puissances répondent aux sollicitations du Nigéria, avec la ferme promesse de déploiement d’équipes devant aider à retrouver les lycéennes, mais aussi, dans une perspective plus globale, à combattre la secte islamiste. De Washington à Pékin, en passant par Londres et Paris, on s’engage à envoyer des ”spécialistes” ou des ”conseillers gouvernementaux”.
Si ces promesses se concrétisent, il y a des espoirs de voir que Boko Haram soit vaincu. Autrement, les forces armées et de l’ordre nigérianes ont montré leurs limites. En dépit de l’annonce récurrente de cuisantes défaites qui auraient été administrées au groupe d’Abubakar Shekau, les combattants islamistes se sont permis d’attaquer la ville Gamboru Ngala en plein jour.
Profitant de l’absence de forces de l’ordre, déployées plus au nord pour traquer les ravisseurs des lycéennes, les assaillants ont investi la ville à bord de véhicules blindés et de vans peints aux couleurs des voitures de patrouille ordinaire. Sauf qu’eux ciblaient de manière indistincte les paisibles citoyens et leurs biens. Tuant les habitants qui avaient le malheur de se retrouver sur leur trajet, ils ont également incendié marchés, magasins, bureau des douanes et commissariat de police.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















