
Ainsi, pour la troisième fois en moins de trente jours, ces djihadistes invétérés, ces criminels endurcis, ces fantoches impénitents viennent de sévir plus gravement encore que la dernière fois, avec ce dernier attentat kamikaze qui a fait au moins vingt morts, une soixantaine de blessés et des dégâts matériels. Toujours avec la même stratégie macabre qui consiste à utiliser des fillettes pour se faire exploser en activant une manette mortelle.
Guérilla désaxée
C’était devant un bar très populaire et à 20 heures, une heure d’affluence habituelle, pour tuer encore beaucoup plus ! Et ce fut un vrai massacre instantané. Des lambeaux de corps, des blessés graves, des vies perdues a jamais, pour…rien ! Un double attentat le mercredi et voilà que ce samedi encore, les terroristes frappent encore comme en complément d’objet direct de leur félonie, pour bien montrer aux autorités qu’ils peuvent les inquiéter n’importe où sur leur propre territoire. Une arrogance soutenue par leur force de feu et leur stratégie de guérilla désaxée pour impacter le plus négativement possible.
Si le Cameroun ne se bouge pas, Boko Haram va profiter de l’avantage psychologique de la terreur, pour aggraver la panique et concentrer les rancœurs et les frustrations sur le pouvoir qui tarde vraiment à retrouver le nord. La stupeur s’installe et les condamnations se multiplient. Si le gouvernement ne réagit pas à la hauteur des crimes, c’est son impuissance qui va s’étaler sur la place publique.
Ce qui ne va pas sans provoquer les récriminations de populations anxieuses devant cette série incontrôlée de malheurs profonds.
Maria de BABIA pour GCI
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