
Cette fois encore, c’est le Cameroun qui est frappé à Maroua, aux abords de l’entrée du marché central de la ville. Deuxième attentat en dix jours, car déjà le 13 juillet dernier, un précédent double attentat touchait Fotokol, toujours à l de l’extrême nord du pays. Bilan : 10 morts.
Deux bombes humaines
A Maroua, deux fillettes qui semblaient faire de la manche, se sont subitement transformées en bombes humaines, tuant au moins 13 personnes, selon les autorités, dans leur explosion. Les témoins parlent de « jeunes filles de moins de 15 ans aux apparences de mendiantes », de « deux explosions », « panique générale » ou en encore de « plusieurs victimes aux environs de 15 heures ».
Autant d’indices qui montrent toute la violence de cette double attaque qui ciblait la ville de Maroua, certainement parce qu’elle abrite l’état-major des forces africaines coalisées contre les terroristes de Boko Haram. Et ceux-ci, considérant cette cité comme l’épicentre des stratégies militaires en cours et en élaboration contre eux, telle une pieuvre, ressortent leurs membres çà et là pour assurer leur défense asymétrique faite de guérilla ensanglantée.
Tout le monde est concerné
Désormais, le Nigeria, le Tchad, le Niger, le Cameroun et les autres sont bien avertis. Personne ne devrait se sentir à l’abri de ces ‘’vecteurs de la terreur’’ qui tuent à pied, à moto, en auto et qui se tuent eux-mêmes pour tuer encore. Si les états-majors de la région ne se concertent pas au niveau le plus élevé pour agir vite et bien, ils verront encore beaucoup de cadavres un peu partout en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Tous les pays du Golfe de Guinée doivent se sentir concernés au premier plan et mettre ensemble leurs intelligences et leurs moyens humains et financiers pour éradiquer la menace djihadiste qui se féminise et s’exporte impunément. Sinon, que personne après ne s’étonne de ce qui …arrivera !!
Maria de BABIA pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















