
Un atelier régional sur la prise en charge des violences basées sur le genre, organisé par la Direction Nationale de la Promotion Féminine et du Genre dans le but de contribuer à la réduction du taux de mortalité maternel et infantile, a pris fin la semaine dernière dans la Commune Urbaine (CU) de Boké.
Selon les organisateurs, cette rencontre qui a regroupé les délégués venus des cinq préfectures de la Région Administrative (RA) de Boké et de la Ville de Conakry, vise à former, informer et sensibiliser les participants sur la problématique, de la prévention et de la prise en charge des violences basées sur le genre.
La démarche se situe en droite ligne de la mise en œuvre du projet, MUFKOKA, couvrant les pays des Caraïbes et de l’Afrique francophones dont la Guinée qui détiennent les taux les plus élevés de mortalité maternelle et infantile.
Au cours de la rencontre, il s’est agi pour la trentaine de participants, de réfléchir, en première et dans les groupes de travail, sur toutes les questions liées au thème central.
Ainsi, des contextes de violences basées sur le genre en Guinée en général, à Conakry et dans la région de Boké en particulier, en passant par les typologies de violences, les stratégies à adopter pour leur prévention et pour une prise en charge adéquate, tant sur le plan médical que psychosocial, judiciaire et juridique, ont fait l’objet de débats.
Il a été aussi question pour les organisateurs, d’aider les participants à mieux cerner les conséquences des violences de toute nature basées sur le genre et ceux de leurs coïncidences sur le taux de mortalité maternelle et infantile dans la région.
A l’occasion, le directeur général des Affaires Sociales et de la Promotion Féminine et de l’Enfance de Boké, Moriba Dian Kéita s’est dit persuadé que cette session de formation va contribuer à outiller les acteurs concernés dans la lutte contre ce fléau dans la région aux bénéfices des couches vulnérables que sont les femmes et les enfants.
Pour le directeur national adjoint de la Promotion Féminine et du Genre, Mamadouba Soumah, la Guinée avec plus de 740 décès pour 100.000 naissances, reste encore à la traine. C’est en cela qu’il a appelé à l’implication effective et efficace de tous les acteurs pour renverser cette tendance.
En président les travaux, le maire de la CU de Boké, Ibrahima Barry a remercié le gouvernement de la troisième République et l’ONUFEM pour cette initiative.
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