BLOCAGE DU DIALOGUE POLITIQUE: Le facilitateur Mgr Albert Gomez pointé du doigt

Il est aujourd’hui un secret de polichinelle, que le dialogue politique qui se poursuit du côté du Palais du peuple, entre la mouvance, l’opposition et les centristes pour un éventuel dénouement harmonieux favorable aux élections législatives en Guinée, est dans l'impasse. Lors d’une conférence de presse animée conjointement par les leaders du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le progrès, le président du comité de facilitation, Monseigneur Albert David Gomez, a été tenu pour responsable. Du président du PEDN, Lansana Kouyaté, au président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, en passant par Aboubacar Sylla (UFC) et Sidya Touré (UFR), chacun de son côté se dit être « déçu » et pointe un doigt accusateur sur la façon d’agir du facilitateur, qu’ils qualifient d’« anormale » malgré leur consentement sur le choix porté sur le religieux... 21:42 18-2-2012

Selon Lansana Kouyaté, dès le début de ces négociations, Mgr Gomez, président du comité de facilitation, avait bien indiqué, « nous sommes facilitateurs ». « Nous lui avons dit tout compte fait, faites en sorte qu’on trouve un terrain d’entente », a déclaré Lansana Kouyaté.

Sidya Touré à son tour de dire que « nous demandé au comité de facilitation de faire en sorte que nos positions (opposition et mouvance ndlr) se rapprochent et peut être delà, une position médiane sortirait et qui serait la base de l’accord que nous allons présenter comme étant l’accord des partis politiques en Guinée pour aller aux élections ». Mais que le facilitateur, Mgr Gomez, aurait dit toujours rapporte M. Touré : « moi mon rôle ce n’est pas du tout de rapprocher les points de vues, c’est plutôt de noter les divergences » ;  

C’est pourquoi s’est-il interrogé, le faiseur de roi Sidya Touré, « comment voulez-vous qu’on vienne vous présentez les résultats d’un dialogue, alors qu’il n’y a pas eu en réalité de dialogue…du moment où Mgr Gomez se promène entre nous, il prend les opinions des uns et des autres, et il s’imagine que nous allons accepter les décisions qui vont être prises je ne sais où ? »         

Pour sa part, trouvant dans ce dialogue, « étrange et bizarre » le comportement des facilitateurs, Lansana Kouyaté a dit que ces derniers « se cantonnent au rôle d’observateur sans prendre de décision. On écrit,  voilà ce que le pouvoir a dit, ce que l’opposition a dit, ce que le centre a dit et on arrête là. Aucun effort de rapprochement, aucun effort de consensus », a-t-il déploré finalement.

Concernant le blocage actuel du dialogue politique, Lansana Kouyaté a laissé entendre que le facilitateur Mgr Gomez avait dit au préalable que si toutefois de telle situation arrivait, « je note et j’envoie chez le Président et il décide ». raison de plus pour Lansana Kouyaté de hausser le ton en disant: « il (Président Alpha Condé ndlr) va décider quoi ? Si nous voulons des élections apaisées, il faut que toutes les questions qui sont évoquées, qu’on fasse l’effort de trouver le consensus ».

En tous les cas, Mgr Albert David Gomez n’est que la face émergée de l’iceberg. Le vrai problème du blocage comme l’a dit Lansana Kouyaté, est l’épineuse question autour de la recomposition ou non de la commission électorale nationale indépendante (CENI).  

Lamine Camara pour GuineeConakry.info

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