
Si tous les observateurs s’attendaient à ce stratagème technique, pour renvoyer les juges burkinabè à leurs chères études, la récupération in extremis cependant de son frère François, sur le même décret que lui, montre bien la volonté du président Ouattara, de ne point abandonner, celui qui, d’une façon ou d’une aura servi d’échelle à son ascension politique.
Ce décret de toutes les controverses au Burkina Faso est une flèche qui atteint en plein cœur les militants du Balai citoyen, qui, bien que terriblement foudroyés, ne désespèrent pas point que justice soit faite un jour. Comment ? Quand ? Des questions traumatisantes que les combattants de la démocratie populaire, ne veulent point ressasser, pour poursuivre la lutte.
L’acte au centre des débats est en fait le décret numéro 2014-701 pris depuis le 17 novembre 2014 par le président Ouattara pour protéger son ami de ‘’l’épouvantail’’ de la justice burkinabé, juste après son exfiltration par l’armée française. Mais, les Burkinabè n’hésiteront pas récemment de lancer un mandat d’arrêt international contre Blaise Compaoré.
Ce qui se joue à Abidjan est la démonstration par les faits que l’extradition de l’ancien chef de l’Etat du Faso, est bien à renvoyer aux calendes grecques, car tout est fait pour enfariner les juges et permettre au ‘’Beau Blaise’’ de jouir d’un exil véritablement doré, mais que le fantôme de son ami Thomas Sankara mort dans des conditions troubles en 1987, au cours, justement du coup d'Etat qui le porta au pouvoir ; ce fantôme-là, viendra troubler ses nuits. Eternellement.
Maria de BABIA pour GCI
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