
A rappeler, que par la déclaration de Maputo en 2003, les gouvernements africains se sont engagés à augmenter la part de leur budget national consacrée à l’agriculture, avec un objectif de 10% au minimum.
A préciser, que l’évolution des budgets prévisionnels et exécutés du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche, de l’Eau, Environnement et des Forets (jusqu’en 2009 ministère de l’environnement) a connu deux phases à savoir, dans la période 2003-2010, l’augmentation des ressources pour ces ministères sur la base des paiements effectifs, a été moindre que pour le total du budget de l’Etat, et le ratio des dépenses effectives sur le total a baissé aussi bien pour les dépenses de fonctionnement que pour les dépenses d’investissement sur ressources intérieures.
Après inclusion des investissements sur financement extérieur, la part des ministères du secteur agricole sur le budget total a augmenté de 5 à environ 6,6% en 2011 et 2012. Les dépenses publiques dans le secteur agricole ont connu un fort accroissement à partir de 2011 et ont atteint 7,2% des dépenses du budget de l’Etat, en incluant dans les dépenses un montant important non enregistré au budget.
A l’occasion de cette présentation, le représentant résidant de la BM en Guinée, Cheick Fantamady Kanté a expliqué que dans le cadre de la relance des activités dans le secteur agricole, le gouvernement de Guinée assigne à l’agriculture un rôle crucial dans l’accélération de la croissance, la lutte contre la pauvreté et la création d’emplois.
‘’ Dans le cadre de la relance de la stratégie de développement agricole, la Guinée a exprimé le souhait que soit réalisée une revue des dépenses publiques en agriculture, afin que les expériences du passé dans l’utilisation des ressources publiques puissent permettre d’accroitre la qualité des performances dans le moyen terme’’, a fait savoir le représentant de la BM en Guinée.
En ouvrant les travaux, le ministre guinéen de l’Agriculture, Marc Yombouno a dit que les résultats vont permettre à la Guinée de tirer des leçons et d’avoir des recommandations et des actions concrètes à réaliser pour aller dans le sens de la performance et la compétitivité dans ce secteur.
‘’Nous avons actuellement beaucoup d’atouts, les partenaires techniques et financiers s’intéressent à la Guinée et surtout, au secteur de l’agriculture. Mais tant qu’on aura des faiblesses institutionnelles en matière de gestion, d’absorption des ressources et matière de visibilité, elles seront des obstacles pour le financement de nos projets’’, a indiqué le ministre.
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