
Deux affaires qui montrent la face hideuse de certaines gouvernances africaines, qui confondent bien souvent leurs biens personnels avec ceux officiels de l’Etat. Une attitude dont les conséquences connues, sont très préjudiciables au développement de leurs pays.
Ces dossiers qui tombent dans l’actualité presque au même moment, ont cependant des évolutions différentes. En Afrique du Sud, il s’agit d’un rétropédalage du chef de l’Etat, au vu des contraintes des partis de l’opposition et des exigences de la justice, en quête vérité sur ce détournement de fonds d’état, pour effectuer des travaux de ‘’métamorphose bourgeoise’’ d’un ‘’château privé’’ !
Alors devant la pression politique de plus en plus forte, avec un Julius Malema, en va-t-en guerre populiste, criant « Remboursez-nous cet argent ! », le président Zuma s’est dit désormais prêt à payer une partie de cette somme, selon l’évaluation qui en sera faite. Mais les opposants ne l’entendent pas de cette oreille : Zuma devra payer, payer tout l’argent !
Scène piteuse et cocasse dont un voleur pris la main dans le sac et qui, plus est, veut frimer avant de rendre l’objet du délit flagrant.
De l’autre côté au Congo, le scénario est différent. Ici, c’est celui qui est accusé d’amasser des ‘’bien mal acquis’’ qui décide de passer à l’offensive, offusqué qu’il est par la force de l’accusation. Le président Denis Sassou Nguesso traine ces casseroles depuis qu’en 2009, l’ONG Transparency International a déposé une plainte contre lui et deux autres leaders africains, nomément l’équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema, le Gabonais feu Omar Bongo, l’ex président centrafricain François Bozizé.
Le président Sassou qui participera aux élections présidentielles de mars prochain, veut avancer ‘’blanchi’’, voilà pourquoi, il en a assez des mouvements constants de dénonciation le concernant, pilotés par certaines ONG et autres hommes de droit. Une bataille juridique est engagée et il compte bien la gagner.
Pour Jacob Zuma comme pour Sassou Nguesso, refuter toutes ces accusations de corruption, est une question d’honneur. Aucun d’eux ne veut finir son pouvoir dans l’humiliation. Alors jusqu’au bout, ils se battront, quitte à jeter la poudre aux yeux de ceux qui les ont grand ouverts.
Maria de BABIA pour GCI
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