
L’objectif de cette rencontre était de soumettre à tout ce beau monde, l’ambition légitime de la compagnie chinoise à s’investir dans le développement minière dans la zone de Boffa, pour des critiques objectives avant l’élaboration du document final, susceptible d’être approuvé par le gouvernement. L’espoir de CPI étant de passer un accord avec l’Etat guinéen dès septembre prochain, pour que les travaux puissent démarrer en 2013 et que la première chaine de production soit mise en route dès 2017.
Dans son allocution de circonstance, le Directeur général de China power investment, Shi Mingwei, s’est engagé au nom de sa compagnie de mettre tout en œuvre pour la protection de l’environnement en Guinée. Il a expliqué que CPI est un des cinq plus grands groupes mondiaux de production énergétique, qui évolue aussi dans l’industrie houillère, chimique, dans l’aluminium, le chemin de fer et le port.
L’ambassadeur de Chine en Guinée, Zhao Lixing, a confirmé ces propos en affirmant que la CPI fait partie des grands producteurs d’alumine et d’électricité dans le monde. Il ajouté que CPI a toujours travaillé depuis 2008, dans la moitié du bloc attribué à BHP Billiton. Et qu’au bout de quatre ans de travail ardu, « CPI a présenté au gouvernement des rapports émanant des études techniques en vue de finaliser toutes les formalités techniques et administratives pour le démarrage des travaux d’exploitation ». Pour la réalisation de ces études, le Directeur général de CPI a affirmé que son entreprise a du faire appel à l’expertise des spécialistes canadiens et du bureau d’étude dénommé Réseau des experts guinéens en évaluation environnementale, REGUISE.
L’ambassadeur de Chine en Guinée a indiqué « la crise des trois dernières années a amené certaines entreprise à réduire leurs activités à travers le monde. Certaines ont dû fermer portes et fenêtres en Guinée. C’est le moment que choisit la Chine et la CPI en particulier, pour conquérir de nouveaux marchés ».
Le ministre délégué à l’environnement, Saramady Touré a, pour sa part, fait remarquer que « l’étude d’impact environnemental est un instrument légal qui présente l’état initial d’un site où un projet doit être réalisé, l’environnement naturel et humain de ce site… ». Il s'est engagé à veiller de manière stricte sur l’application du code de l’environnement.
En ce qui concerne le projet proprement dit, un parc industriel sera construit à Boffa dont pour la première phase une raffinerie de 4 millions de tonnes sera réalisée par an. De même, une centrale thermique de 300 MW sera réalisée et un port en eau profonde d’une capacité de 10 millions de tonnes. Une autoroute longue de 176 Km sera également réalisée et un pipeline de transport de 165 km. Pour la deuxième phase, l’usine produira 8 millions de tonnes par an.
Pour réaliser des études, CPI et RGUISE ont parcouru tous les villages touchés par ce projet. Ils ont échangé avec 2000 personnes, parmi lesquelles des notables, religieux, sages, jeunes et femmes. Ils ont saisi ces occasions pour recouper les soucis et leurs attentes pour le projet, pour qu’en temps opportun des dispositions appropriées soient prises.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















