BANGUI : Situation toujours volatile

En dépit de la nomination récente de Mahmat Kamoun au poste de premier ministre en République centrafricaine, la situation sécuritaire du pays ne s’améliore pas. Loin s’en faut. Les affrontements ayant opposé avant-hier et hier des hommes de l’Eufor-RCA à des groupes armés témoignent de la tension permanente qui continue d’y régner. Alors qu’on attend toujours le nouveau gouvernement.

La magie Kamoun n’a donc pas encore opéré. Certes, la capitale Bangui a connu ces dernières semaines une relative accalmie. Ce qui, pour autant, n’est pas indicateur du retour définitif de l’ordre et de la stabilité. A Bangui, la méfiance et les suspicions sont encore de mise. Par ailleurs, les nerfs semblent à fleur de peau. L’étincelle peut jaillir de la moindre dispute.

Ainsi, selon certains témoins, les affrontements de mardi et d’hier mercredi, dans le quartier PK5, seraient survenus lors d’une opération de désarmement des plus ordinaires. La haine et les rancœurs étant vivaces chez une bonne partie des Banguissois, les violences se sont étendues ensuite à tout le quartier.

Ces nouvelles tensions se manifestent alors que la présidente Catherine Samba Panza et son nouveau premier ministre, Mahmat Kamoun peinent à composer le nouveau gouvernement. La présidente de la transition se heurterait en particulier, à la méfiance que la communauté internationale manifesterait au sujet du choix porté sur Mahmat Kamoun. Frustrée certainement par la liberté que Catherine Samba Panza s’est autorisée en refusant de nommer Karim Meckassoua, comme le voulaient certains barons de la communauté internationale, cette dernière entend le lui faire payer chèrement.

Ce ‘’contretemps politique’’ gèle la mécanique administrative, tandis que la fébrilité s’empare de la cité. Puisque c’est fait, rien ne sert à tergiverser, serait-on tenté de dire. Mais, les ex-Séléka quant à eux, continuent avec une certaine véhémence à contester la désignation de Mahmat Kamoun. Même le petit tour à Brazza, ne semble pas avoir fait fléchir les ténors du groupe. Les tractations se poursuivent donc en coulisse, car le plus grave serait que le gouvernement en couvaison sente le roussi ou le pourri, et déclenche la contestation de nombreux Centrafricains.

C’est pourquoi il est urgent d’agir, en tenant compte des différentes pesanteurs politiques, avant que les démons de la désunion qui ont encore pignon sur rue, ne gâchent le mince espoir né ces derniers jours.

Boubacar Sanso BARRY pour GuineeConakry.info   

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