
Cette nouvelle flambée de violences inquiète la communauté internationale et le gouvernement centrafricain qui redoutent, véritablement, un nouvel engrenage avec tous ces tirs d’armes automatiques, qui se multiplient dans le pays. Ce sont là des indicateurs certains de la volatilité de la crise et les signaux crédibles de l’insécurité ambiante.
Depuis le 4 octobre dernier, suite à la mort du commandant Marcel Mombéka des FACA (forces armées centrafricaine), une atmosphère de vengeance secoue la cité. Le gouvernement, conscient de la gravité de la situation, appelle au calme; mais rien ne semble arrêter cette escalade mortelle. Face à ce développement vertigineux de la violence, le ministre de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa, est monté immédiatement au créneau pour fustiger tous les comportements belliqueux.
Sans hésiter, en attendant les résultats des enquêtes, il taxe ces faits de volonté manifeste de « déstabilisation du pays ». Il parle même de préparatifs visant à « compromettre littéralement les démarches que le gouvernement est en train d’entreprendre dans le cadre du retour à la paix et à la cohésion sociale». Les incidents du PK5 et ceux du 3ème arrondissement qui s’enchainent ne sont guère fortuits à ses yeux, ils confirment tout simplement cette tendance dévastatrice.
Mais, le gouvernement veut compter sur l’appui de la Minusca, la vigilance des populations et la résolution des FACA, pour sortir de cette épreuve, qu’il espère, circonstancielle; et sauver la paix et la démocratie, car les Centrafricains qui ont connu les horreurs de la guerre, ne souhaitent plus revivre ces moments douloureux de haine et de toutes les bêtises humaines.
Maria de BABIA pour GCI
© 2016 GuineeConakry.Info




















